Être utile, procurer un bienfait, faire profiter.
Le verbe προσλαμβάνω exprime l’action de prendre ou recevoir auprès de soi. Sa logique grecque combine l’idée d’accueil et celle d’intégration dans une proximité. Il ne s’agit pas seulement de constater la présence de quelqu’un, mais de le recevoir dans une relation ou un espace déterminé. Le préfixe πρός oriente vers le mouvement « vers » quelqu’un, tandis que λαμβάνω garde l’idée de prendre ou recevoir. Le mot peut donc indiquer un accueil personnel, une acceptation relationnelle, ou une prise en charge selon le co-texte. Il faut observer qui reçoit, qui est reçu, et dans quelle qualité. La nuance est plus forte qu’une tolérance passive. Recevoir quelqu’un, dans ce terme, peut signifier lui faire place auprès de soi. Le mot aide à distinguer une simple permission d’entrer et une réception qui reconnaît la personne. Il peut aussi avoir une portée communautaire : accepter quelqu’un dans une relation visible. La force du terme se trouve dans cette proximité assumée. προσλαμβάνω invite donc à lire l’accueil comme une action active, relationnelle et concrète, non comme une simple absence de refus.
Dans l’univers biblique, recevoir quelqu’un n’est pas seulement une politesse. L’accueil engage la maison, la table, l’honneur, la protection et la reconnaissance. L’Ancien Testament donne une grande place à l’hospitalité, à la réception de l’étranger, du messager ou du frère. Cette sensibilité éclaire προσλαμβάνω. Recevoir, c’est faire place à une personne dans un cadre relationnel. Ce n’est pas seulement ne pas la rejeter ; c’est reconnaître qu’elle peut être accueillie auprès de soi. Le mot peut donc porter une dimension d’alliance, de réconciliation ou de communion selon le contexte. Pour un lecteur moderne, l’accueil est souvent réduit à une attitude privée ou à une simple cordialité. La pensée biblique est plus concrète : accueillir quelqu’un, c’est modifier l’espace relationnel. Celui qui est reçu n’est plus traité comme extérieur. προσλαμβάνω aide à comprendre cette force. Le mot invite à demander : quel statut reçoit la personne accueillie ? Quelle place lui est faite ? Quelle relation est reconnue ? Dans une perspective biblique, l’accueil peut devenir un signe visible de vérité relationnelle. Il manifeste dans les actes ce qui est reconnu dans le cœur et devant Dieu.
Un lecteur moderne peut réduire « recevoir » à un geste assez faible : accepter la présence de quelqu’un, répondre poliment, ouvrir une porte. προσλαμβάνω demande une compréhension plus active. Le mot ne signifie pas seulement tolérer. Il indique qu’une personne est reçue auprès de soi, dans une proximité ou une relation déterminée. La clarification principale est donc de distinguer tolérance et accueil. Tolérer peut laisser l’autre à distance ; recevoir implique de lui faire place. Selon le co-texte, cela peut concerner une maison, une communauté, une relation fraternelle ou une responsabilité. Le mot oblige à identifier le niveau d’accueil : est-il pratique, relationnel, spirituel, public ? Il faut aussi éviter de le transformer en sentiment. προσλαμβάνω n’exige pas d’abord une émotion chaleureuse ; il décrit une action de réception. Cette action peut être concrète et visible. Dans une culture moderne où l’accueil est parfois réduit à un discours d’ouverture, le mot rappelle que recevoir quelqu’un se vérifie dans la place accordée. Il ne suffit pas de ne pas exclure ; il faut reconnaître l’autre dans le cadre que le passage indique. La nuance centrale est donc : prendre auprès de soi de manière assumée.
Le verbe exprime l’idée d’un bénéfice réel apporté à quelqu’un.
Paul souhaite que Philémon lui fasse du bien en accueillant Onésime selon l’amour chrétien.
Ne pas lire comme recherche d’intérêt personnel égoïste.
Évoque un avantage, une utilité ou un bienfait reçu.
nuire, priver, être inutile
profiter, être utile, faire du bien, rendre service
Exploiter, tirer profit aux dépens d’autrui.
profiter
Phm 1,17
G3685
προσλαμβάνω
pros-lam-BA-no
oninēmi
Option A : recevoir avec accueil relationnel. Option B : prendre simplement en charge. Dans Phm 1,17–20, Paul demande à Philémon de recevoir Onésime comme Paul lui-même ; le parallèle relationnel impose l’Option A. Le mot ne désigne donc pas une simple action logistique, mais l’accueil visible d’un frère restauré.
- Phm 1,17–20 — Phm 1,17 : Option A : accueillir personnellement ; Option B : accepter seulement une situation. Le co-texte « comme moi-même » fait préférer l’Option A. La nuance est fortement relationnelle : Paul ne demande pas seulement une tolérance, mais une réception qui reflète leur communion.
Domaine pastoral et fraternel. Le profit attendu est celui de la joie, de la consolation et de l’obéissance dans le Seigneur.