🇬🇷

rachat — ἀπολύτρωσις — apolytrōsis

Sens (principal)

Rédemption : libération par rançon.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἀπολύτρωσις porte une logique de libération avec un prix : on “délie” quelqu’un d’une condition (captivité, dette, contrainte). Le grec combine l’idée de sortir d’un état et celle d’un moyen (le rachat). Selon le co-texte, la structure peut insister sur le résultat (liberté) ou sur la cause (prix payé). Le mot sert donc à clarifier la dynamique du salut : ce n’est pas seulement “être excusé”, c’est être délivré d’une situation réelle. Il invite à demander : de quoi est-on racheté, et vers quoi est-on libéré ?

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique pense le rachat avec des images fortes : l’Exode (délivrance), le go’el (rédempteur-proche), et la libération d’esclavage. Dieu sauve en intervenant et en “rachetant” son peuple, parce qu’il est fidèle à l’alliance. Cette perspective met l’accent sur l’appartenance : racheter, c’est faire sortir pour faire entrer dans une relation. Cela protège d’une vision purement financière : le rachat est relationnel et libérateur. L’image dominante est celle d’un peuple délivré d’un maître pour appartenir à Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On réduit parfois la rédemption à un langage religieux abstrait. Le mot biblique parle d’une libération réelle : on sort d’une captivité, d’une dette, d’un état de perdition. La clarification utile : l’Évangile n’est pas seulement une “amnistie”, mais une délivrance qui change de maître (du péché à Dieu). Et il ne faut pas sur-spéculer sur le “prix” comme si tout était mécanique : l’accent est sur la liberté obtenue par l’action de Dieu en Christ. Le mot aide donc à garder le salut concret et transformateur.

Courte description — (aide remplissage)

Christ paie le prix et libère. (Ep 1,7; Rm 3,24)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Libération obtenue par un prix : Dieu délivre du péché et de l’esclavage par l’œuvre de Christ.

Pièges lexicaux

Contexte : éviter spéculations sur « à qui la rançon ». Sobriété : rester biblique. Priorité au passage : libération du péché. Comparer : Ep 1 vs Rm 8. Prudence : garder christocentrique.

Usage biblique (mini)

Souvent liée au pardon, au sang de Christ, et à l’espérance finale.

Antonymes / contrastes (FR)

esclavage, captivité

Synonymes / proches (FR)

rachat, délivrance

À ne pas confondre avec…

aphesis (pardon) : remise; apolytrōsis inclut libération/rachat.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

rachat

Versets clés (liste)

Ep 1,7; Rm 3,24; Rm 8,23; Col 1,14

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0629

Lemme / racine (optionnel)

lytron (rançon)

Prononciation — (aide remplissage)

a-po-ly-tro-sis

Translit. — NOYAU

apolytrōsis

Vérifiable
Champs sémantiques
GrâceAlliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Règle : toujours préciser ‘de quoi’ on est racheté (péché, condamnation, esclavage) et ‘pour qui’ (appartenir à Dieu). Ne pas réduire à une métaphore financière : c’est un langage de libération (Exode/esclavage) appliqué à l’œuvre de Christ. Le passage fixe l’accent (prix vs effet).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Accent ‘prix/rançon’ : quand le passage insiste sur le coût (sang, prix, achat). - Accent ‘effet/libération’ : quand le passage insiste sur la délivrance, l’appartenance, la liberté. - Dans Romains, souvent relié à justification et libération (statut + délivrance).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre esclavage/rachat : libération par paiement/rançon, transfert d’appartenance. Théologiquement, registre du salut : délivrance du péché et de la condamnation, pour appartenir à Dieu en Christ.