Sens (court) : « pousser », c’est‑à‑dire impulser quelqu’un ou quelque chose vers l’avant avec intention, comme le premier coup qui met en marche le mouvement.
Dans les récits du NT, ἐλαύνω (“pousser”, “faire avancer”, parfois “ramer” dans un contexte de mer) décrit une propulsion : faire progresser un véhicule, un troupeau ou une barque. La logique du passage contraint la nuance : lorsque le contexte est nautique (barque, mer, vent), le verbe rend l’effort de faire avancer l’embarcation malgré la résistance. Exégétiquement, ce mot est important parce qu’il met en relief l’effort humain, la contrainte des éléments, et prépare souvent un contraste : l’intervention de Dieu ou de Jésus change la situation. La nuance utile est donc : faire avancer / ramer (selon scène), avec valeur d’effort. Pour comprendre, on repère ce qui est “poussé” : barque, navire, déplacement forcé. Ainsi, ἐλαύνω donne une texture au récit : ce n’est pas un voyage paisible, c’est une progression laborieuse. Exégétiquement, dans les scènes de mer, cet effort peut préparer une révélation : les disciples luttent, puis Jésus apparaît ou calme. Le lecteur doit éviter de réduire le verbe à un détail technique : il sert la dramaturgie et la foi. Il rend la résistance palpable, donc la délivrance plus frappante. Et il permet de lire la scène comme test de confiance : quand on rame sans avancer, qu’est-ce qu’on croit ? Ainsi, ἐλαύνω participe à une structure fréquente : résistance → fatigue → intervention → paix. Exégétiquement, cela montre aussi l’incarnation : la foi se vit dans la fatigue, pas seulement dans les idées. Le mot rappelle que les disciples ne sont pas des héros spirituels : ils rament. Le lecteur est invité à reconnaître la réalité de l’effort, puis à voir la souveraineté de Jésus. Ainsi, ἐλαύνω devient un repère narratif : effort contre résistance, pour révéler l’autorité divine et appeler à la confiance.
Dans l’univers biblique, la mer et les vents représentent souvent une puissance que l’homme ne maîtrise pas. Le repère principal est simple : l’homme lutte, Dieu délivre. L’Ancien Testament raconte des délivrances sur les eaux (Psaumes, Jonas) et affirme que Dieu commande aux tempêtes. Cela éclaire ἐλαύνω : faire avancer une barque contre résistance s’inscrit dans une tension biblique : effort humain réel et souveraineté de Dieu réelle. Exégétiquement, le verbe peut donc soutenir une lecture de confiance : même quand l’homme rame, Dieu reste maître. L’arrière-plan AT montre aussi que la délivrance n’annule pas l’effort : Dieu peut conduire au milieu de la résistance. Ainsi, ἐλαύνω devient un repère d’univers biblique : progression difficile, dépendance, et visite de Dieu. Le lecteur est invité à voir que le royaume n’épargne pas toujours la lutte, mais qu’il promet la présence. Le mot-outil rend visible cette lutte. Et, quand Jésus intervient, l’arrière-plan AT entend une action divine : celui qui rejoint la barque est Seigneur des eaux. Ainsi, ἐλαύνω met en scène la condition humaine (ramer) et la fidélité de Dieu (secourir).
Pour un lecteur moderne, “ramer” peut être une image de difficulté. La clarification utile est : ἐλαύνω décrit un effort concret de progression, souvent contre une résistance (vent, distance). Exégétiquement, ce verbe rend la scène réaliste : les disciples ne “glissent” pas, ils luttent. On reste descriptif : quel est le contexte ? mer, barque, vent ? Si oui, la nuance “ramer/faire avancer” est pertinente. Ainsi, on évite un contresens moderne : lire la scène comme un décor alors qu’elle exprime une fatigue et une impuissance. Le verbe prépare souvent un contraste : l’intervention de Jésus. Le lecteur moderne peut y voir une application prudente : les saisons où l’on “rame” existent, et la foi se vit là. Mais l’exégèse reste prioritaire : le mot sert d’abord à montrer l’effort et à révéler l’autorité de Jésus dans l’événement. ἐλαύνω devient donc un repère narratif d’effort, de résistance et de délivrance.
Dans ce passage, « elaunō » exprime l’idée d’une impulsion intentionnelle : pousser ou conduire quelqu’un ou quelque chose vers l’avant avec détermination.
Décrit le fait de faire avancer une barque (rame/vent) dans un contexte de mer; plus largement, conduire/pousser.
Jn 6,19; Ac 27,17
G1643
elaunō
Verbe de mouvement : peut signifier pousser/conduire (chariot), chasser (troupeau), ou ramer/faire avancer (bateau). Le co-texte (mer, vent, embarcation) tranche. Ne pas fixer “ramer” sans scène nautique.
Registre déplacement / effort : faire avancer quelque chose contre résistance (vent, distance). Dans les récits de mer, il met en relief l’effort des disciples et la contrainte des éléments.