Récit : narration suivie qui expose des faits de façon cohérente.
Le mot « διήγησις » sert à nommer le genre d’écriture : une narration qui déroule des faits. Dans la logique du prologue, il n’est pas isolé : il est associé aux “événements accomplis” et à la “transmission” par témoins. Le terme fonctionne comme un cadre : Luc annonce qu’il s’agit d’un récit historique et ordonné, pas d’une simple collection de paroles. Le grec donne une impression de continuité : raconter en suivant un fil. Ainsi, le mot soutient la visée de Luc : donner une certitude en racontant clairement ce qui s’est passé.
L’AT est rempli de récits qui conservent la mémoire des œuvres de Dieu : création, exode, promesses, délivrances. La foi biblique se nourrit d’un Dieu qui agit dans l’histoire, puis d’un peuple qui raconte et transmet. Luc s’inscrit dans cette mentalité : raconter ce que Dieu a “accompli” au milieu de son peuple. L’arrière-plan rappelle aussi la responsabilité de transmettre fidèlement aux générations suivantes. Le récit n’est pas un divertissement : il est mémoire d’alliance.
Aujourd’hui, “récit” peut signifier “histoire personnelle” ou “version subjective”. Dans Luc 1, c’est une narration visant la vérité : des faits attestés, mis en ordre pour enseigner. Clarification : Luc ne propose pas une opinion, mais une transmission fiable pour que le lecteur ait une certitude solide. Le mot sert à cadrer toute la lecture de l’Évangile : on va lire une histoire vraie, racontée pour comprendre le salut.
Narration séquentielle qui expose une suite logique d’événements, guidant le lecteur du commencement à la conclusion avec une continuité divine et humaine.
Lc 1,1 : un « récit » des événements accomplis, transmis par témoins et organisé pour donner une certitude. Le mot qualifie la démarche de transmission fiable, pas une fiction.
Ne pas entendre “récit” comme “fiction”. Ne pas réduire non plus à un document froid : Luc vise une certitude pour la foi. Toujours garder le lien avec témoins et transmission.
Terme rare dans le NT. En Lc 1,1, il introduit l’idée d’un récit des événements accomplis en Jésus, transmis par témoins.
rumeur; légende; confusion
récit; narration; exposé des faits
Ne pas confondre avec « mythe »/fiction. Ne pas confondre non plus avec une simple « opinion » : Luc relie le récit à des témoins et à une méthode.
récit
Lc 1,1
G1335
di-É-guè-sis (diēgēsis)
diegesis
Dans Lc 1,1–4, le mot est encadré par la méthode (recherche exacte, ordre) et le but (certitude). Le co-texte impose : un récit des événements accomplis, pas une “histoire inventée”. Ne pas projeter une théorie littéraire moderne : ici, le mot sert à nommer une narration des faits. Le sens doit rester : exposé narratif ordonné de ce que Dieu a accompli.
- Lc 1,1–4 : « récit » désigne la narration ordonnée d’événements accomplis, transmise par témoins oculaires et serviteurs de la parole. L’indice est la chaîne : accomplis → transmis → rédigés → certitude.
Registre histoire / témoignage : un récit structuré qui rapporte des événements. L’univers est celui de la transmission fiable (sources, témoins, ordre), proche d’un cadre d’attestation et d’enseignement.