Regretter, éprouver du remords.
μεταμέλομαι signifie regretter, se repentir au sens de changer d’avis avec tristesse, éprouver du remords. Le verbe se distingue souvent de μετανοέω : μεταμέλομαι met davantage l’accent sur l’émotion de regret et sur le fait de “se soucier après coup”, tandis que μετανοέω souligne le changement de pensée orienté vers Dieu. Logiquement, μεταμέλομαι peut décrire un regret sincère qui mène à une correction, mais il peut aussi décrire un remords stérile qui ne se transforme pas en obéissance. Le contexte montre si le regret produit un changement ou seulement une douleur. Ainsi, le verbe sert à analyser l’intérieur : une action passée est réévaluée, la conscience est touchée, et une réaction suit. Le terme peut donc être ambigu : regret qui conduit à revenir, ou regret qui reste douleur. En somme, μεταμέλομαι désigne le fait de regretter après coup : éprouver une tristesse et un changement d’avis concernant un acte, avec une issue qui dépend du cœur et du contexte (conversion réelle ou remords sans fruit).
La Bible connaît le regret et le retour : tristesse selon Dieu, lamentation, confession, et changement de voie. La pensée sémitique comprend que la repentance est concrète : revenir sur le chemin, se détourner du mal. Le regret seul ne suffit pas; il doit mener au retour. L’AT montre aussi des regrets stériles : des larmes sans obéissance. Ainsi, μεταμέλομαι peut résonner avec cette distinction : être attristé d’un acte, mais la question est : revient-on réellement ? La pensée sémitique relie souvent le cœur et les actes : un cœur contrit se traduit par une marche nouvelle. Dans le NT, cette nuance apparaît : certains regrettent mais ne se tournent pas vers Dieu, tandis que d’autres regrettent et reviennent. Ainsi, μεταμέλομαι peut être entendu comme une étape : la conscience est touchée, la tristesse apparaît, et cela peut ouvrir la porte à une repentance vraie. La pensée sémitique aide donc à demander : regret = retour ou remords ? La Bible valorise la tristesse qui mène à la vie, pas le remords qui enferme.
Aujourd’hui, regretter est souvent assimilé à “se sentir coupable”. μεταμέλομαι, bibliquement, décrit un regret après coup qui peut être fécond ou stérile. Clarification : le regret n’est pas encore la repentance; il peut y conduire, mais il peut aussi rester un remords sans fruit. Le terme aide à corriger un contresens moderne : croire que la culpabilité est en elle-même une vertu. Le NT insiste plutôt sur la tristesse qui mène à un changement et à la vie. En prédication exégétique, μεταμέλομαι permet de parler de la différence entre remords et conversion : le remords regarde soi et s’enferme, la repentance regarde Dieu et revient. Le mot invite donc à discerner l’issue : si le regret reste émotion, il écrase; s’il devient confession et retour, il ouvre la restauration. Ainsi, μεταμέλομαι met en lumière une étape intérieure importante, mais qui doit être orientée vers une réponse concrète.
Ressentir du regret qui peut conduire (ou non) à un changement.
Le remords n’est pas toujours repentance: il peut mener à Dieu ou rester stérile. Le contexte montre la direction.
Ne pas traduire automatiquement ‘se repentir’ au sens de metanoeō : ici c’est souvent le regret/remords (ex. Judas).
Peut décrire un regret (ex: Judas) ou un changement d’avis.
persister; s’endurcir
regretter; avoir du remords; changer d’avis
μετανοέω (se repentir, tournant) : autre mot; λύπη (tristesse) : émotion.
regretter
Mt 27,3; 2 Co 7,8–10
G3338
meta + melomai
me-ta-mé-lo-mai
metamelomai