Repères automatiques — Jos 11,23; Jos 14,15; Jg 3,11; Jg 3,30; Jg 5,31; Jg 8,28; Jg 18,7; Jg 18,27; Ru 3,18; 2R 11,20; 1Ch 4,40; 2Ch 13,23; 2Ch 14,4; 2Ch 14,5; 2Ch 20,30; 2Ch 23,21; Job 3,13; Job 3,26; Job 34,29; Job 37,17
H8252
cesser trouble et conflit
La tranquillité du pays donne aux familles un espace où la vie peut se poursuivre sans la perturbation de la guerre. Habiter, cultiver et transmettre deviennent possibles dans un ordre moins exposé à la menace immédiate. Shaqat rend sensible cette condition retrouvée, que les récits peuvent mesurer en années. Josué 11,23 associe la répartition du territoire à un pays tranquille et sans guerre; Juges 3,11 indique une période de quarante ans de repos. Ces paroles situent le calme dans l’histoire du peuple, avec une durée et un cadre, plutôt que dans une immobilité absolue. Le verbe concerne aussi des personnes qui attendent ou cherchent l’apaisement : l’échelle change, mais l’absence de trouble reste déterminante. Quand le récit rapporte cette tranquillité à une délivrance ou à l’action de Dieu, le calme participe à la protection de la vie commune. Il garde pourtant son caractère historique. Le passage précise ce qui cesse, qui bénéficie du repos et combien de temps celui-ci dure; le mot seul n’annonce ni permanence ni absence de toute activité.
Un regard grec considère shaqat comme le passage d’un trouble à une stabilité. Après des campagnes et la répartition du pays, la terre devient tranquille et sans guerre. Dans les Juges, cette tranquillité dure un nombre d’années, puis prend fin lorsqu’une nouvelle oppression commence. Le terme se distingue donc du sommeil, du sabbat et de l’inaction absolue. Il décrit surtout l’absence de perturbation, d’ennemi ou d’agitation. Un individu peut aussi se tenir tranquille, attendre qu’une affaire se dénoue ou connaître un apaisement. Pour comprendre l’occurrence, il faut identifier le trouble qui cesse, l’espace concerné et la durée éventuelle. Shaqat peut être causé par une victoire, un gouvernement stable ou l’action de Dieu, mais le mot seul n’explique pas toute la cause. La logique va du conflit vers l’ordre retrouvé, sans garantir que cette situation sera définitive. Un pays tranquille peut encore être vulnérable. Ainsi, le repos exprimé est relationnel et historique : il se mesure à l’arrêt de la menace plutôt qu’à l’absence de toute activité.
Un lecteur moderne associe le repos à la détente, aux vacances ou au sommeil. Shaqat exprime plus souvent la tranquillité obtenue quand guerre, menace ou agitation cessent. Une terre « en repos » n’est pas inactive : on y habite, travaille et gouverne sans perturbation militaire immédiate. Cette précision distingue le verbe du sabbat et d’autres mots pour se coucher ou s’établir. Le français « apaiser » convient lorsque quelqu’un rend le calme, tandis que « demeurer tranquille » ou « être sans guerre » peut mieux rendre d’autres passages. Il ne faut pas non plus idéaliser toute tranquillité. Dans certains récits, un peuple paisible mais sans défense devient une cible. Le calme décrit un état, non une garantie morale ou politique. La lecture moderne doit donc demander quel trouble a cessé, qui bénéficie de l’accalmie et combien de temps elle dure. Shaqat permet de comprendre la paix comme condition historique concrète, tout en laissant au contexte le soin d’expliquer si elle vient d’une délivrance, d’une décision prudente ou d’une fausse sécurité.
Le terme appartient à la guerre et à ses suites, à la stabilité politique, à la vie agricole et à l’attente personnelle. Quand le pays est tranquille, les activités ordinaires reprennent sans menace immédiate. Les récits mesurent parfois cette période en années entre deux crises. Dans un cadre individuel, le verbe décrit une agitation qui cesse ou une décision de rester calme jusqu’au dénouement.
être tranquille ; s’apaiser ; rester calme
Nommer le trouble qui cesse et la durée donnée. Ne pas transformer une accalmie historique en paix spirituelle définitive sans appui du passage. La cause du calme doit être tirée du récit plutôt que supposée depuis le verbe seul.
Ne pas confondre cette tranquillité avec sabbat, sommeil ou absence de travail. Un pays calme peut rester vulnérable ou connaître une fausse sécurité. Les périodes mesurées entre les guerres montrent que cet état peut être réel sans être permanent.
À distinguer des verbes dormir, se reposer le sabbat ou habiter durablement. Shaqat insiste sur la cessation d’une perturbation. Il décrit une stabilité retrouvée après un trouble précis.
Shaqat signifie être tranquille, rester sans trouble, s’apaiser ou laisser en paix. Le sujet peut être une terre, un royaume, une ville ou une personne. Les contextes des Juges l’associent souvent à des années sans guerre. Ailleurs, il décrit attente, calme intérieur ou silence d’une agitation, selon les compléments. La durée éventuelle précise le caractère historique de cette tranquillité.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
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Version avant reprise — Pensée hébraïque
Dans le monde biblique, shaqat se reconnaît lorsque les armes se taisent et que le pays peut vivre sans guerre. Après les victoires de Josué, le territoire est distribué et devient tranquille. Sous certains juges, cette paix dure quarante ou quatre-vingts ans, donnant aux familles le temps d’habiter, cultiver et transmettre. Le livre des Juges montre pourtant que cette tranquillité n’est pas automatique : l’infidélité, l’oppression et le cri du peuple relancent le cycle. Dans Ruth, Naomi demande d’attendre tranquillement l’issue d’une démarche, emploi plus personnel mais toujours lié à la cessation d’une agitation. Job utilise aussi le verbe pour chercher un calme qu’il ne trouve pas. Shaqat peut donc toucher terre, ville, royaume ou personne. Il ne désigne pas d’abord un rite de repos, mais une condition où le trouble s’est apaisé. Lorsque Dieu donne la tranquillité, son action protège un ordre de vie ; lorsque le calme manque, l’existence demeure exposée et sans stabilité.
Motif : Synthèse vécue de la tranquillité historique plutôt qu’une succession de commentaires sur chaque récit. Nombre de mots : 156 → 171.