Réponse; réplique (acte de répondre)
ἀπόκρισις est le nom de la “réponse”. Sa logique est relationnelle : il y a une question, un enjeu, puis une réponse qui oriente la compréhension. Dans les Évangiles, la réponse de Jésus est souvent structurante : elle révèle une autorité, corrige une fausse logique, ou renverse un piège. Le grec rend ainsi l’importance de la parole donnée au bon moment : la réponse n’est pas seulement information, elle est discernement. Le terme peut aussi servir à montrer un contraste : certains restent sans réponse, ou une réponse ferme clôt une controverse. Dans un cadre plus pastoral (1 Pi 3,15), l’idée de “réponse” rejoint la responsabilité de rendre compte de l’espérance, avec douceur et respect. Ainsi, ἀπόκρισις sert à ancrer la vérité dans le dialogue : elle répond à une situation réelle et engage le cœur. Le mot souligne la sagesse de répondre selon Dieu plutôt que selon la pression.
Dans la pensée biblique, la parole est réponse à une parole : Dieu appelle, l’humain répond; les prophètes répondent à Dieu; le sage répond avec discernement. L’AT souligne aussi que la réponse peut être juste ou insensée : répondre avec douceur apaise, répondre avec orgueil attise. Cette dimension sapientielle éclaire ἀπόκρισις : une réponse n’est pas neutre, elle révèle le cœur. Dans les Évangiles, les réponses de Jésus s’inscrivent dans la logique de la Torah : il répond en alignant le cœur sur Dieu, pas seulement en “gagnant” un débat. L’arrière-plan d’alliance rappelle aussi la responsabilité de répondre à la révélation : silence ou refus est déjà une réponse. L’image dominante est donc : parole qui appelle → réponse qui révèle la fidélité. Le mot s’inscrit dans une culture de dialogue sous Dieu, où la vérité est relationnelle et éthique.
On peut voir une “réponse” comme une simple information. Dans la Bible, répondre engage : cela révèle le cœur et oriente la relation. Clarification : ἀπόκρισις désigne la réponse dans un dialogue, souvent dans des scènes où la vérité est en jeu. Le contresens serait de réduire les réponses de Jésus à de la rhétorique pour “gagner”; elles visent à révéler Dieu et à appeler à la repentance/foi. Le mot aide aussi à lire 1 Pi 3 : rendre compte n’est pas se défendre agressivement, mais témoigner avec douceur. Ainsi, la réponse biblique est un acte de sagesse et de fidélité, pas seulement un échange d’arguments.
Nom : réponse/réplique. Désigne l’acte ou le contenu d’une réponse, souvent dans un dialogue (Jésus répond, quelqu’un répond).
Selon le contexte, ἀπόκρισις signifie réponse/réplique (acte ou contenu), souvent dans un dialogue d’enseignement ou de controverse; parfois proche de “rendre compte” de l’espérance.
Toujours préciser à quelle question/quel contexte on répond : le mot est relationnel. Ne pas confondre avec ἀπολογία (défense, discours de justification) : ἀπόκρισις est plus général. Ne pas isoler du ton du passage : parfois réponse d’enseignement, parfois réponse de controverse.
Souvent utilisé dans les scènes de dialogue où une réponse clarifie la vérité; proche de l’idée de rendre compte (1 Pi 3,15).
silence; mutisme; absence de réponse
réponse; réplique; retour
ἀποκρίνομαι (répondre, verbe) ; ἀπολογία (défense) ; λόγος (parole).
réponse(s)
Lc 2,47; Mt 22,46; 1 Pi 3,15
G0612
apokrisis — « a-po-kri-sis » (approx.)
apokrisis
Registre dialogal et, parfois, controversé : réponse dans une conversation, un enseignement, ou un débat. Dans les Évangiles, ce nom apparaît souvent dans des scènes de questions-réponses où la réponse clarifie, corrige ou révèle l’autorité de Jésus.