Sacrifice (animal) offert; sacrifice en général. (זֶבַח — zevaḥ)
— (terme hébreu)
Le sacrifice, dans l’AT, est à la fois acte de culte et langage d’alliance : approche de Dieu, reconnaissance, communion, et parfois réparation. Mais les prophètes rappellent que le sacrifice sans cœur est vide : Dieu cherche la fidélité, la justice, et l’amour. L’image fondamentale est relationnelle : le sacrifice exprime une relation restaurée ou célébrée, pas une manipulation. Il renvoie aussi à la sainteté : on n’approche pas Dieu n’importe comment. Ainsi, zevaḥ active l’univers de l’autel, du sang, de la table, mais aussi celui du cœur : “sacrifice agréable” = esprit brisé (Ps 51).
Le mot “sacrifice” peut évoquer seulement renoncement personnel. Dans la Bible, c’est d’abord un acte cultuel concret. Le sens moderne (renoncer) peut être une application, mais il ne doit pas remplacer le sens premier. Lire zevaḥ avec la critique prophétique aide à éviter deux erreurs : ritualisme sans justice, ou rejet total du culte. Le co-texte indiquera si le passage parle du rite, de la communion, ou de l’appel à l’obéissance.
Nom : sacrifice (zevaḥ) — offrande sacrificielle, souvent animale, dans le cadre du culte.
Désigne les sacrifices du culte, mais sert aussi dans la critique prophétique : Dieu veut l’obéissance et la justice plutôt que des sacrifices formels.
offrande; sacrifice
sacrifice(s)
Lv 3,1; 1 S 15,22; Ps 51,18-19; Os 6,6
H2077
zebach
Toujours distinguer : (A) sacrifice rituel (culte) vs (B) emploi critique/prophétique (Dieu refuse des sacrifices sans justice) vs (C) sens plus large “offrande”. Le co-texte tranche. Ne pas isoler le mot d’une théologie du culte : suivre le passage (loi, prophètes, psaumes).
Registre cultuel/rituel : autel, offrande, sang, communion, expiation selon le type de sacrifice. Peut aussi porter un registre prophétique/éthique lorsque la critique vise un culte sans cœur. Le co-texte précise la fonction (communion, reconnaissance, expiation, etc.).