Salutation; salut (geste/parole de saluer)
ἀσπασμός désigne l’acte de saluer. Dans les épîtres, le mot fonctionne comme un dispositif de communion : il relie des communautés éloignées par un “salut transmis”. Le grec rend ainsi visible un réseau relationnel : “Untel vous salue…”, “recevez ma salutation…”. La logique est : identité en Christ → reconnaissance mutuelle → paix transmise. Dans certaines lettres, Paul précise “de ma main”, ce qui donne au mot une nuance d’authentification et d’attention personnelle. Le terme n’est donc pas seulement sociable; il sert la structure de la lettre en la scellant par la fraternité. Il peut aussi porter une dimension d’autorité : la salutation apostolique bénit et confirme. Ainsi, ἀσπασμός est un mot simple qui soutient une logique relationnelle forte : l’Église est un corps relié, qui se reconnaît et se bénit.
Dans l’arrière-plan biblique, la salutation est souvent liée à la paix (shalom) : dire “paix” n’est pas une formule légère, c’est un souhait/alliance de bien-être sous Dieu. Les récits d’AT montrent des salutations qui marquent l’honneur, l’accueil, la fidélité. Dans la communauté de l’alliance, saluer et bénir sont des actes qui maintiennent l’unité. Cette perspective éclaire les épîtres : les salutations transmettent shalom et manifestent la communion d’un même peuple. Elles montrent aussi une identité partagée : “frères”, “saints”, “en Christ”. L’image dominante est donc : reconnaissance mutuelle + paix partagée, comme expression concrète de l’alliance. Cela évite de lire les salutations comme des détails superflus : elles incarnent le shalom du Royaume.
On peut survoler les salutations comme des formules sans intérêt. Dans les épîtres, ἀσπασμός manifeste la communion réelle : des personnes se connaissent, se reconnaissent, et transmettent paix et encouragement. Clarification : le mot n’est pas mystique en soi; c’est l’acte de saluer, mais dans le cadre chrétien, il exprime l’unité du corps de Christ. Le contresens serait d’en faire un simple protocole ou, à l’inverse, d’y mettre une doctrine sans texte. Le terme aide surtout à voir la dimension relationnelle de l’Évangile : la foi crée une communauté qui se bénit. Il rappelle aussi l’importance de l’accueil et de la paix dans les relations chrétiennes.
Nom : salutation/salut, acte de saluer (parole ou geste). Dans les épîtres, marque souvent la communion et la reconnaissance; dans les récits, peut désigner un salut formel.
Selon le passage, ἀσπασμός signifie salutation/salut (acte de saluer), souvent dans les formules finales des lettres pour transmettre communion et paix.
Ne pas réduire à une formalité vide : dans les épîtres, les salutations portent la communion et parfois l’autorité apostolique. Ne pas surcharger : le mot reste un acte de saluer, le sens théologique vient du contexte (paix, fraternité). Ne pas confondre avec le “baiser” (φίλημα) : registre proche mais autre terme.
Fréquent dans les salutations finales des épîtres : transmet la communion et la paix entre frères/sœurs et entre Églises.
mépris; rejet; silence hostile
salutation; salut; bonjour (selon contexte)
ἀσπάζομαι (saluer, verbe) ; χαίρειν (salut/joie, formule) ; φίλημα (baiser).
salutation
1 Co 16,21; Col 4,18; Ph 4,21–22
G0783
aspasmos — « as-pas-moss » (approx.)
aspasmos
Registre relationnel et communautaire : acte de saluer, d’accueillir, de reconnaître l’autre. Dans les lettres du NT, la salutation devient un signe de communion entre Églises/personnes, et une manière de transmettre paix et bénédiction.