Ps 134,2
H6942
sanctifier; rendre saint; mettre à part
La sainteté biblique est d’abord séparation : Dieu est saint, et ce qui lui appartient est mis à part. Dans un psaume centré sur la maison de YHWH et le sanctuaire, qadash renvoie au monde du Temple : lieu et personnes consacrés. Le geste des mains levées vers le saint rappelle que l’accès à Dieu passe par ce qui est consacré. Le verbe met en relief la logique de l’alliance : Dieu choisit, met à part, puis bénit. Ainsi, la bénédiction de Ps 134 est liée à un lieu et à un peuple mis à part.
Ici, “sanctifier” ne doit pas être entendu seulement comme “devenir meilleur”. C’est surtout “mettre à part pour Dieu”, dans un cadre de sanctuaire. Le mot sert à éclairer le champ “saint/sanctuaire” du psaume. On garde donc : consécration/mise à part.
Dans Ps 134,2, le champ du “saint” apparaît via le sanctuaire : ce verbe exprime l’idée biblique de mise à part pour Dieu (logique du saint/profane) qui fonde l’orientation de la prière vers le lieu saint.
Registre cultuel : consécration, mise à part pour le service de Dieu. Le mot active l’univers du Temple, du saint et du profane.
Qadash signifie mettre à part/rendre saint. Ici, l’indice est le co-texte immédiat : “vers le sanctuaire” (lieu saint) et la maison de YHWH. Donc on reste dans le registre cultuel (mise à part), pas dans une “perfection morale” générale. Sens retenu : sanctifier = mettre à part pour Dieu.
Ne pas réduire “sanctifier” à “s’améliorer moralement”. Ici, l’idée première est “mettre à part pour Dieu”.