Sang; parfois meurtre/sang versé (selon contexte).
(AT/Hébreu) Le mot structure souvent un argument : vie ↔ sang (Lv 17,11), culpabilité ↔ sang versé (Gn 4,10), protection ↔ sang (Pâque). Il sert de pivot narratif et théologique : ce qui est visible (sang) révèle l’invisible (vie, justice, expiation).
Le sang est la vie. Dans la Torah, il est réservé à Dieu (on ne le consomme pas) et sert à l’expiation : Dieu couvre la faute par une vie donnée. Le sang versé crie aussi justice : violence et meurtre appellent jugement. Le même mot porte donc deux images fortes : (1) expiation/alliance (vie donnée), (2) violence/coupable (vie prise).
On peut réduire le “sang” à un vocabulaire choquant ou à une métaphore. Clarification : bibliquement, c’est le langage de la vie et de la justice. Le sang en sacrifice parle de réconciliation; le sang versé parle de violence et de culpabilité. Lire le co-texte évite de confondre expiation et brutalité. Le mot invite à prendre au sérieux la valeur de la vie et le coût du pardon.
Nom : sang. Peut désigner le sang vital, le sang versé (meurtre/violence) et, par extension, l’alliance scellée par le sang (Za 9,11).
Ne pas réduire à un symbole abstrait : c’est d’abord un réel concret (vie). Ne pas confondre sang (vie/expiation) et violence (sang versé) : le contexte tranche.
Vie (Lv 17), justice (sang innocent), expiation/alliance (sang des sacrifices; Pâque).
Sang animal sacrifié vs sang innocent versé : même mot, enjeux différents selon le passage.
sang
Lv 17,11; Gn 4,10; Ex 12,13; Za 9,11
H1818
dām — « dam » (approx.)
dam
Repérer le cadre : (A) sacrifice/expiation → sang = vie offerte; (B) meurtre/violence → sang versé/criant; (C) alliance → sang comme sceau. Traduire puis expliciter la fonction.
Registre vital et cultuel : le sang représente la vie et intervient dans les rites d’expiation. Registre juridique : sang versé = culpabilité, violence, justice (cri du sang).