Provoquer la chute spirituelle de quelqu’un, le faire trébucher dans la foi.
Le verbe “faire trébucher / scandaliser” exprime une logique grecque de cause et d’effet moral : une action de A devient occasion de chute pour B. Ce n’est pas seulement “choquer”, c’est provoquer un faux pas, entraîner dans une faute, ou faire abandonner. Dans l’argumentation du NT, cela crée une responsabilité communautaire : la liberté personnelle doit être pesée à l’aune de l’édification. La profondeur : le scandale n’est pas un simple désaccord; c’est un obstacle réel sur le chemin. Le texte invite à retirer les pierres d’achoppement et à protéger les plus faibles.
Dans l’arrière-plan biblique, l’image du trébuchement est très forte : marcher dans la voie de Dieu, éviter les pièges, ne pas mettre d’obstacle devant l’aveugle. Le vocabulaire rejoint la justice : on ne doit pas poser un piège. La profondeur sémitique : faire tomber l’autre, c’est violer l’amour et la fidélité d’alliance. Dieu, au contraire, est celui qui affermit les pas. Le texte appelle donc à une responsabilité : être un soutien, pas une pierre d’achoppement.
Clarification moderne : il faut distinguer “être offensé” (subjectif) et “être entraîné dans le mal” (objectif). Le NT parle surtout d’un dommage spirituel réel : quelqu’un est poussé à chuter, à se décourager, ou à abandonner. Pastoralement, cela invite à une liberté aimante : renoncer à certains droits pour ne pas détruire. Cela appelle aussi à la vigilance : nos paroles, nos exemples, nos choix peuvent construire ou faire tomber.
Ici, le terme désigne l’action qui fait trébucher la foi d’autrui, provoquant une chute spirituelle et un éloignement de la confiance en Dieu.
scandaliser
G4970
skandalizō