Séduire, attirer par tromperie, appâter.
Le verbe δελεάζω signifie attirer par un appât, séduire, prendre au piège par une promesse désirable. Sa logique grecque vient du vocabulaire de la capture : l’objet présenté attire, mais l’intention réelle est d’asservir ou de perdre. Le mot ne décrit donc pas une invitation neutre. Il implique une tromperie ou une force d’attraction qui exploite le désir. Pour le comprendre, il faut identifier l’appât, la personne attirée et le piège final. δελεάζω montre que la tentation ne fonctionne pas seulement par menace, mais souvent par séduction. Quelque chose paraît bon, utile ou plaisant, et c’est précisément cela qui attire. La nuance centrale est celle d’une attraction piégée. Le co-texte peut préciser si l’appât est plaisir, liberté promise, gain, parole séduisante ou convoitise. Le mot aide à lire le mal comme stratégie : il ne se présente pas toujours sous son vrai visage. δελεάζω invite donc à discerner ce qui attire et ce que cette attraction cache. Le danger n’est pas seulement de désirer, mais de suivre un désir manipulé par un appât trompeur.
La Bible connaît la logique du piège et de l’appât. L’Ancien Testament parle du filet, du piège, de la séduction des idoles, de la voie qui paraît droite mais conduit à la mort. Cette sensibilité éclaire δελεάζω. Le mal n’arrive pas toujours comme une opposition frontale ; il peut attirer par ce qui semble agréable ou avantageux. Pour un lecteur moderne, la séduction est souvent associée au charme ou à la persuasion. La pensée biblique y voit aussi une stratégie spirituelle et morale : le désir est sollicité pour détourner la personne du chemin de Dieu. δελεάζω invite donc à reconnaître l’appât. Qu’est-ce qui est promis ? liberté, plaisir, puissance, sécurité, reconnaissance ? Et quel piège se cache derrière cette promesse ? Le mot rappelle que le cœur humain peut être capturé par ce qu’il désire. Il ne condamne pas le désir en soi, mais il avertit contre le désir trompé. Dans l’univers biblique, la sagesse apprend à voir au-delà de l’appât, jusqu’au fruit réel de la voie proposée.
Un lecteur moderne peut sous-estimer δελεάζω parce que la séduction est souvent valorisée : savoir attirer, convaincre, créer du désir. Le mot biblique est plus critique. Il parle d’attirer par un appât, de séduire pour prendre au piège. La clarification principale est de distinguer attraction et vérité. Ce qui attire n’est pas forcément ce qui fait vivre. Dans une culture publicitaire et numérique, cette nuance est très actuelle : beaucoup de choses sont conçues pour capter le désir avant de révéler leur coût. δελεάζω invite à demander : qu’est-ce qui m’attire ? quelle promesse est mise en avant ? qu’est-ce qui est caché ? Le mot ne condamne pas toute beauté ni toute persuasion. Il vise une attraction trompeuse qui exploite le désir. Le co-texte doit préciser le domaine : plaisir, convoitise, faux enseignement, gain ou liberté apparente. Sa nuance centrale est celle d’une séduction piégée. Le mot aide à lire la tentation comme une manipulation du désir, et non seulement comme une faiblesse personnelle isolée.
Le verbe évoque l’action d’attirer quelqu’un dans un piège par une promesse trompeuse.
Ils appâtent les croyants instables et les entraînent vers la corruption.
Ne pas réduire à persuasion neutre ; le contexte implique tromperie et danger spirituel.
Employé pour séduire, attirer, appâter ou prendre au piège.
avertir, affermir, libérer, éclairer
séduire, appâter, attirer, tromper
Convaincre par la vérité, enseigner patiemment, attirer vers Christ.
séduire
2 Pi 2,13b–16
G1185
δόλος
DO-los
deleazō
Option A : tromperie active des faux docteurs. Option B : simple erreur. Dans 2 Pi 2,13b–16, le co-texte de séduction, de convoitise et d’égarement fait préférer l’Option A. Le mot décrit une stratégie de corruption, non une méprise innocente.
- 2 Pi 2,13b–16 — 2 Pi 2,13–15 : Option A : tromperie qui accompagne la séduction ; Option B : erreur involontaire. Le co-texte des repas, des yeux pleins d’adultère et de la voie de Balaam fait préférer l’Option A. La nuance souligne une duplicité qui attire et égare.
Domaine pastoral et polémique. Pierre dévoile le mécanisme des faux enseignements : promettre pour capturer.