Lc 13,11-13
G4794
se courber (entièrement); être courbé
La Bible connaît le motif du “courbé” : être écrasé, accablé, humilié. Dieu relève ceux qui sont courbés (Psaumes). Dans Luc 13, la femme courbée représente une oppression longue, et Jésus la redresse comme signe de libération. L’arrière-plan sémitique met l’accent sur le sabbat comme jour de délivrance et sur la compassion de Dieu pour les affligés.
συγκύπτω signifie être courbé, se plier en avant, et en Lc 13,11–13 le mot sert à décrire une incapacité physique durable : elle ne peut pas se redresser. Le verbe installe la scène : état chronique → rencontre → parole/attouchement de Jésus → redressement immédiat. Logiquement, l’opposition “courbée / redressée” devient preuve visible : la guérison se constate par la posture. Le terme sert aussi à rendre l’oppression tangible : une vie pliée, limitée, puis libérée. συγκύπτω ancre donc le miracle dans un signe corporel simple et évident.
Le mot décrit une posture physique, mais l’histoire parle aussi de dignité : Jésus redresse et rend visible la restauration.
Dans Lc 13, la femme courbée illustre une oppression longue; Jésus la redresse et montre que le sabbat est un jour de libération, pas d’entrave religieuse.
Pour enseignants : application : Jésus redresse ce qui est courbé (corps et âme). Encourager l’Église à accueillir et à prier pour les personnes “courbées” par fardeaux, honte ou maladie.
se courber; être courbé; s’incliner
Terme descriptif : ne pas sur-allegoriser. Le récit souligne la compassion et l’autorité de Jésus sur l’oppression.
kuptō (se pencher) : verbe plus général; pipto (tomber) : autre action.