frapper; (spéc.) se frapper la poitrine en deuil
κόπτω signifie frapper, battre; et dans des contextes spécifiques, se frapper la poitrine en signe de deuil ou de repentir. Le verbe décrit un geste corporel : frapper pour exprimer une émotion forte. Logiquement, le geste de “se frapper” est un langage : douleur, lamentation, regret. Dans le NT, ce verbe apparaît dans des scènes de deuil (on se frappe) et peut aussi signaler un choc intérieur. Il met en relief la dimension visible de la tristesse : la souffrance s’exprime par le corps. En somme, κόπτω désigne l’acte de frapper/se frapper : geste de lamentation ou de repentir, qui révèle une douleur réelle et une prise de conscience, et qui peut accompagner une réaction face à la mort, au jugement ou à la souffrance du juste.
La Bible connaît les gestes de deuil : se frapper, se lamenter, se vêtir de sac. La pensée sémitique comprend ces gestes comme langage communautaire : exprimer la douleur, reconnaître la gravité, humilier le cœur. Les prophètes appellent aussi à un deuil vrai : non seulement un rite, mais un cœur brisé. Ainsi, κόπτω résonne avec la lamentation biblique : la douleur n’est pas niée, elle est dite et montrée. Dans le NT, se frapper la poitrine peut exprimer la repentance (publicain) ou la douleur devant la croix. La pensée sémitique aide donc à entendre ce geste comme confession : reconnaître sa faute ou reconnaître la gravité d’un événement devant Dieu.
Aujourd’hui, la tristesse est souvent intériorisée. κόπτω montre une expression visible : la douleur se manifeste, et cela peut être un signe de repentance ou de deuil. Clarification : la Bible n’interdit pas l’expression de la tristesse; elle la place devant Dieu. En prédication exégétique, κόπτω permet de parler d’un deuil qui mène à la repentance : reconnaître la gravité du péché et de la souffrance. Le mot corrige un contresens moderne : confondre foi et absence d’émotion. Le NT montre des réponses de deuil et de repentir. Ainsi, κόπτω met en avant un cœur touché : une tristesse qui n’est pas seulement sentiment, mais prise de conscience.
Verbe “frapper/couper”; dans le deuil : se frapper la poitrine (geste de lamentation).
Dans Lc 23,27, il décrit le geste de deuil : les femmes se frappent (la poitrine) en signe de lamentation.
se frapper
G2875
koptō
Le co-texte associe ce verbe à la lamentation (θρηνέω) : il s’agit donc du geste de deuil, non d’une violence dirigée contre autrui. On évite d’importer le sens général “couper” si le passage décrit clairement un rituel de lamentation.
Registre corporel et social : geste public de deuil/lamentation. Le mot active l’univers des rites de tristesse (poitrine frappée, plainte).