🇬🇷

se sont jetés — περιπείρω — peripeiro

Sens (principal)

Verbe : se transpercer, se percer au travers, s’infliger à soi-même une blessure profonde par attachement déréglé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

περιπείρω est un verbe d’image forte. Il ne décrit pas ici un simple déplacement ni un vague dommage intérieur. En 1 Timothée 6, il exprime l’idée de se transpercer soi-même, de se percer au travers. Exégétiquement, c’est capital : Paul ne dit pas seulement que l’amour de l’argent conduit à des problèmes extérieurs; il montre que la convoitise finit par retourner sa pointe contre celui qui s’y abandonne. Le verbe rend visible une auto-destruction. La logique du passage est nette : désir d’enrichissement, égarement de la foi, puis blessure intérieure multipliée. Le garde-fou principal consiste à ne pas adoucir l’image. Paul choisit un mot violent pour montrer que la cupidité n’est pas moralement neutre. Elle ne laisse pas la personne intacte. Elle la traverse de douleurs, comme si elle s’infligeait elle-même une série de pointes. Ainsi, περιπείρω soutient la rhétorique d’avertissement de la péricope : l’argent aimé pour lui-même n’est pas un simple objet de préférence, mais un faux maître qui finit par blesser profondément ceux qui le servent.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La pensée biblique associe souvent l’idolâtrie et la convoitise à une forme de destruction intérieure. Ce que l’être humain poursuit contre Dieu finit par le déformer et le blesser. Cet arrière-plan éclaire περιπείρω. En 1 Timothée 6, l’amour de l’argent ne produit pas seulement une faute morale extérieure; il traverse l’intérieur de la personne. La Bible hébraïque connaît bien cette logique : celui qui creuse une fosse peut y tomber; celui qui poursuit des richesses injustes récolte trouble et ruine. Ainsi, l’image du verbe rejoint une sagesse profonde : le mal que l’on nourrit finit par revenir dans son propre cœur. Pour un lecteur biblique, ce n’est pas une exagération rhétorique gratuite. C’est le dévoilement d’une loi morale du cœur : ce que tu adores en dehors de Dieu finit par te percer. Le mot de vie est donc clair : fuir l’idole avant qu’elle ne fasse de toi sa victime intérieure. L’argent n’est pas le problème en lui-même; c’est l’amour déréglé, la soumission du cœur, qui transperce.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une culture moderne, on peut facilement banaliser la recherche de richesse, la présenter comme simple ambition ou réussite. περιπείρω vient troubler cette neutralité. Le verbe choisi par Paul est brutal : ceux qui courent après l’argent se transpercent eux-mêmes de beaucoup de douleurs. La clarification utile est donc la suivante : le texte ne condamne pas toute gestion matérielle ni tout travail prospère; il vise l’amour de l’argent comme puissance de dérèglement intérieur. Un contresens fréquent serait de lire le passage comme une critique sociale générale, sans entendre le diagnostic du cœur. Un autre serait d’en faire une simple métaphore légère. Or l’image est volontairement dure : la cupidité n’abîme pas seulement de l’extérieur, elle blesse au centre. Pour le lecteur moderne, περιπείρω devient un mot de discernement spirituel. Qu’est-ce que je poursuis au point de me faire du mal à moi-même ? Où ma convoitise se retourne-t-elle contre moi ? Le texte rappelle que certains attachements paraissent prometteurs, mais finissent par perforer la paix intérieure, la foi et la relation à Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe imagé qui décrit une auto-blessure profonde causée par une mauvaise convoitise.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans 1 Tm 6,10, περιπείρω décrit ceux qui, en courant après l’argent, se transpercent eux-mêmes de beaucoup de douleurs.

Pièges lexicaux

Ne pas affaiblir l’image en simple inconfort. Le verbe vise une blessure intérieure réelle et grave.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à montrer que certaines convoitises ne détruisent pas seulement les autres : elles percent celui qui s’y livre.

Antonymes / contrastes (FR)

être gardé ; demeurer sain ; fuir le piège

Synonymes / proches (FR)

se transpercer ; se percer ; s’embrocher soi-même

À ne pas confondre avec…

Un malheur extérieur subi passivement. Ici, le dommage vient d’un attachement déréglé nourri de l’intérieur.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

se sont transpercés / se sont jetés dans

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4044

Prononciation — (aide remplissage)

pé-ri-péï-rô

Translit. — NOYAU

peripeiro

Vérifiable
Champs sémantiques
PéchéFoi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le verbe ne décrit pas ici un simple mouvement physique. En 1 Tm 6, il sert une image forte : l’amour de l’argent finit par blesser intérieurement ceux qui s’y abandonnent.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 1 Tm 6,1–10 : le verbe apparaît dans l’avertissement sur l’amour de l’argent. La nuance dominante est celle d’une auto-destruction douloureuse produite par la cupidité.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre d’avertissement moral très concret. La convoitise est décrite comme une force qui finit par percer et meurtrir la personne elle-même.