Serment (engagement juré)
L’arrière-plan de la Torah encadre les vœux/serments : ne pas prendre le nom de Dieu en vain, ne pas jurer faussement. Jésus pousse au cœur : vivre dans une vérité simple. L’image : une communauté où la parole est fiable sans artifice, reflet de la fidélité de Dieu.
On réduit le sujet à une règle “interdit/autorisé”. Horkos ici sert surtout à dénoncer une culture où l’on manipule la vérité par des formules. Clarification : Jésus appelle à une parole transparente (oui = oui), qui rend inutile le serment comme outil de crédibilité.
Serment : engagement juré, promesse confirmée par un serment. (Mt 5,33)
Dans Mt 5,33, Jésus appelle à une parole vraie sans avoir besoin de renforcer par des serments : l’intégrité rend le serment inutile.
Ne pas confondre avec le simple fait de “jurer” (verbe). Dans Mt 5, Jésus pointe le mauvais usage des serments pour masquer la tromperie. En Hé 6, le serment souligne la fidélité de Dieu.
Utilisé pour les serments humains (Mt 5; Mt 26) et pour montrer la certitude des promesses divines (Hé 6). Jacques rappelle : que votre oui soit oui (Jc 5,12).
parjure; mensonge; parole légère
serment; juron; promesse jurée
horkizō (adjurer/faire jurer) : verbe; eporkos (parjure) : concept lié.
Mt 5,33; Hé 6,16; Jc 5,12
G3727
hor’-kos
horkos
Dans Mt 5, le co-texte vise l’usage des serments pour contourner la vérité : Jésus ramène à une parole simple et fiable (“oui/non”). Donc ne pas traiter “serment” comme un détail rituel, mais comme une stratégie de langage dans le passage. Dans d’autres contextes, le serment peut être un engagement solennel; ici, la logique du passage (véracité) fixe l’accent. Règle : regarder si le serment sert à garantir la vérité ou à masquer la tromperie.
- Mt 26,69–75 — “serment” (G3727) : le mot apparaît quand Pierre renforce ses dénégations par des serments, montrant une parole sous pression et un effort pour paraître crédible. L’indice est l’escalade : nier → jurer. - Mt 26,69–75 — Option A (serment qui garantit la vérité) / Option B (serment utilisé pour soutenir un mensonge) : le co-texte tranche vers B : le serment sert à appuyer un reniement, ce qui révèle la fragilité du disciple et la gravité de la scène.
Registre juridique/engagement verbal : le mot désigne une parole jurée qui engage la responsabilité (serment). Dans Mt 5, il apparaît dans un registre d’éthique de la parole (vérité vs manipulation). Dans les récits, il touche aussi au registre de pression (serments prononcés pour se défendre).