refuser; décliner; s’excuser (se dérober)
παραιτέομαι signifie refuser, décliner, s’excuser, demander à être dispensé, parfois “rejeter”. Le verbe décrit une mise à distance : on refuse une demande, on décline une invitation, ou on écarte une proposition. Logiquement, παραιτέομαι peut exprimer une excuse polie (“je me dispense”) ou un rejet plus ferme (“refuser”). Dans le NT, il apparaît notamment dans des contextes d’invitation et de réponse : certains déclinent l’appel, invoquant des raisons. Ainsi, le verbe met en relief la responsabilité : refuser une invitation peut être un simple choix ou une fermeture coupable selon le contexte. En somme, παραιτέομαι désigne le fait de décliner/refuser : se retirer d’une obligation ou d’un appel, souvent en donnant une excuse, et il invite à discerner si ce refus révèle une priorité déplacée ou une vraie impossibilité.
La Bible voit l’appel de Dieu comme une invitation qui demande une réponse. La pensée sémitique comprend que refuser l’appel n’est pas neutre : c’est souvent une infidélité. Les récits montrent des personnes qui se dérobent (Moïse d’abord, Jonas), et Dieu recadre ou discipline. Ainsi, παραιτέομαι résonne avec cette dynamique : se dérober, décliner, rejeter. Dans les paraboles, ceux qui s’excusent illustrent un cœur pris par d’autres priorités. La pensée sémitique aide donc à lire le refus comme un dévoilement : ce que l’on refuse révèle ce que l’on aime. Elle rappelle aussi la patience de Dieu, mais aussi la gravité d’un rejet persistant.
Aujourd’hui, s’excuser est souvent vu comme normal (agenda chargé). παραιτέομαι, dans certaines paraboles, montre pourtant que “les excuses” peuvent masquer un refus spirituel : d’autres choses passent avant l’appel de Dieu. Clarification : le problème n’est pas l’emploi du temps, mais les priorités et le cœur. En prédication exégétique, παραιτέομαι permet de questionner : quelles “bonnes raisons” m’empêchent de répondre à Dieu ? Le mot corrige un contresens moderne : croire qu’on peut toujours remettre l’appel à plus tard sans conséquence. Le texte invite à une réponse aujourd’hui. Ainsi, παραιτέομαι met en avant la responsabilité de ne pas décliner l’invitation du Royaume.
Dans le passage, παραιτέομαι décrit un refus (souvent formulé comme excuse). Le co-texte précise si c’est un refus d’invitation (parabole) ou un rejet de la parole de Dieu.
Ne pas traduire uniformément par ‘s’excuser’ si c’est clairement ‘rejeter/refuser’. Le contexte décide.
s'excuser
G3868
paraiteomai
Le verbe peut signifier ‘refuser/décliner’ (poliment) ou ‘rejeter’ (plus fort). L’indice est le contexte : parabole des invités qui s’excusent, exhortation ‘ne refusez pas celui qui parle’. Ne pas le réduire à simple politesse : parfois c’est un refus spirituel.
- Lc 14,18–19 — ‘ils commencèrent tous à s’excuser’ : refus de l’invitation; indice : excuses. - Hé 12,25 — ‘ne refusez pas celui qui parle’ : refus spirituel; indice : avertissement.
Registre invitation et réponse : décliner une demande, refuser une invitation, se dérober. Peut être moral/spirituel quand il s’agit de refuser l’appel de Dieu.