Si; à condition que (ἐάν — ean).
L’AT contient beaucoup de formulations d’alliance “si… alors…” (Dt) : bénédiction/obéissance, avertissements. Ce schéma n’est pas du marchandage mais une pédagogie d’alliance : la vie a des conséquences et Dieu appelle à la fidélité. Ean sert souvent à exprimer ces liens conditionnels dans le NT : promesses, exhortations, appels à persévérer. L’arrière-plan sémitique aide à lire ces conditions comme relationnelles (fidélité), pas comme mécanique froide.
Les “si” bibliques peuvent être mal lus comme “gagner” la grâce. Souvent, ils décrivent plutôt le chemin de la foi (persévérer, demeurer). Lire l’ensemble de la phrase garde l’équilibre.
Le mot grec ἐάν (ean, Strong G01437) introduit une proposition conditionnelle « si », établissant le lien obligatoire entre la condition et la conséquence qui suit.
si
G1437
ean
Particule conditionnelle. Règle : identifier la condition et la conséquence; ne pas la transformer en “mérite” si le texte parle de grâce. Le co-texte explique l’intention (promesse, avertissement, logique).