🇬🇷

si — ἐάν — ean

Sens (principal)

si (condition)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

La conjonction ouvre la section et organise immédiatement l’argument : amour pour Jésus → garde des commandements. Elle sert de pivot logique qui relie relation et action. Dans le flux du passage, cette structure conditionnelle prépare la promesse : Jésus prie le Père, qui donne l’Esprit. Ainsi, “si” n’est pas isolé : il met en place la cohérence interne du discipulat. Il montre que l’obéissance n’est pas détachée de la relation, mais en est l’expression. La logique du passage est donc causalement orientée : l’amour véritable a une forme visible. Le mot sert à clarifier cette articulation.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la pensée d’alliance, la relation et l’obéissance sont liées : aimer Dieu et garder sa parole vont ensemble. Le “si” rappelle les formulations d’alliance où une fidélité attendue est décrite, non comme marchandage mais comme cohérence de la relation. Jean reprend ce schéma et l’applique à Jésus, ce qui montre la continuité avec la Bible hébraïque. L’arrière-plan aide à entendre : ce “si” n’est pas une simple condition psychologique, mais un langage d’alliance (relation → fidélité). La promesse de l’Esprit correspond à la nouvelle alliance : Dieu donne de quoi vivre cette fidélité. Ainsi, la condition est encadrée par la grâce.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Lecture occidentale spontanée : “si” = menace ou contrat (“sinon…”). Ici, “si vous m’aimez” sert surtout à définir l’amour : il se manifeste par garder. Clarification : le texte n’insinue pas que l’Esprit est acheté par l’obéissance; il promet l’Esprit comme présence durable. Le “si” organise la logique du passage, pas l’angoisse. On garde donc une lecture relationnelle : cohérence amour/obéissance. Cela évite le légalisme.

Courte description — (aide remplissage)

Conjonction conditionnelle : introduit une condition qui structure un raisonnement ou une exhortation.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 14,15, la condition « si » introduit le lien entre amour pour Jésus et obéissance : elle structure l’argument (amour → garde).

Pièges lexicaux

Ne pas lire comme du marchandage spirituel. Ici, “si” décrit la cohérence de l’amour, pas un prix à payer.

Usage biblique (mini)

Très fréquent pour exprimer des conditions; souvent dans des paroles de Jésus pour lier une relation et une réponse.

Antonymes / contrastes (FR)

— (pas d’antonyme direct)

Synonymes / proches (FR)

si; lorsque (selon nuance)

À ne pas confondre avec…

εἰ (G1487) : autre forme de “si” selon construction; toujours suivre la grammaire du passage.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Préposition/Particule
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

si

Versets clés (liste)

Jn 14,15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1437

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

ἐάν

Prononciation — (aide remplissage)

ean (é-an)

Translit. — NOYAU

ean

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot introduit une condition. Ici, l’indice est la phrase complète : « si vous m’aimez, gardez… ». La condition ne sert pas à créer une incertitude abstraite, mais à définir le lien entre amour et obéissance. Le co-texte poursuit avec une promesse (don de l’Esprit), ce qui montre que la condition est relationnelle. On évite de transformer “si” en menace (“si tu n’obéis pas, tu es rejeté”) sans tenir compte du propos : c’est une manière de décrire l’amour authentique. Le sens est contrôlé par la suite : promesse du Consolateur. Ainsi, “si” structure la logique, pas une angoisse.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Condition ouverte/éventuelle : “si jamais / si”. - Sert souvent à relier une promesse/exhortation à une réponse attendue (relationnelle).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre logique/argumentatif : articulation condition → conséquence. Dans ce passage, cela sert un registre relationnel (amour/obéissance) et non un contrat juridique.