Signifier, indiquer, faire connaître (to signify/indicate).
σημαίνω signifie indiquer, signifier, faire connaître par un signe ou par une parole qui oriente l’interprétation. Le verbe ne se contente pas de dire qu’un fait existe ; il précise que ce fait porte un sens ou qu’une parole en donne la clé. Sa logique est donc herméneutique : il relie un événement, un geste ou une parole à sa signification. Dans Jean, ce type de verbe est important parce que le récit ne laisse pas toujours le lecteur deviner : il peut expliquer ce que tel événement indique. Il faut éviter de comprendre σημαίνω comme une invitation à inventer un symbole libre. Le mot cadre au contraire l’interprétation. Il dit : voici ce que cela indique. La nuance dépend du sujet et du complément : qui signifie ? quoi est signifié ? par quel indice ? Le verbe peut donc fonctionner comme un pont entre récit et compréhension. Il attire l’attention sur une relation : un fait visible ou une parole renvoie à un sens précis. σημαίνω aide ainsi à lire sobrement les signes, sans fantaisie, en suivant l’explication donnée par le texte lui-même.
L’arrière-plan biblique connaît une forte relation entre actes, signes et sens. Dieu parle par des paroles, mais aussi par des événements qui doivent être interprétés selon ce qu’il révèle. Dans cet univers, un signe n’est pas un symbole arbitraire : il renvoie à une parole ou à une action de Dieu. σημαίνω s’inscrit dans cette logique lorsqu’il indique ce qu’un fait signifie. Le mot aide à ne pas rester au niveau de l’événement brut, mais il empêche aussi de partir dans une interprétation libre. La Bible donne souvent le sens avec le signe : l’acte est accompagné d’une parole, ou le narrateur explique la portée. L’arrière-plan hébraïque rappelle que le discernement dépend de la révélation, non de l’imagination du lecteur. Il faut donc demander : quel sens le texte donne-t-il ? quel événement est interprété ? quelle parole encadre l’interprétation ? σημαίνω peut alors être compris comme un verbe de lecture guidée. Il ne transforme pas tout en allégorie ; il montre qu’un fait peut être porteur d’une signification déterminée dans l’histoire de Dieu.
Aujourd’hui, « signifier » peut être compris de deux façons opposées : soit comme une définition abstraite, soit comme une interprétation très libre. σημαίνω demande une voie plus précise. Le mot indique qu’un élément du récit renvoie à un sens, mais ce sens doit être contrôlé par le texte. Le contresens fréquent serait de dire : « cela me fait penser à… », comme si le signe autorisait n’importe quelle association. Dans le Nouveau Testament, le verbe sert plutôt à guider l’intelligence : un fait ou une parole indique quelque chose de déterminé. Pour lire correctement, il faut observer ce qui est signifié, par qui, et dans quel cadre. Le verbe protège donc contre les lectures fantaisistes. Il protège aussi contre une lecture plate qui ne verrait que des faits sans portée. σημαίνω rappelle que certains événements sont racontés parce qu’ils révèlent un sens. Mais ce sens n’est pas à fabriquer ; il est à recevoir en suivant les indices donnés. Pour un lecteur moderne, c’est une bonne discipline : interpréter, oui, mais interpréter à partir du texte, non à partir d’impressions générales.
Verbe : signifier / indiquer / faire connaître.
Verbe : signifier/indiquer. Dans Jean, sert quand l’auteur explique explicitement la portée d’un fait (“il dit cela pour signifier…”). Le mot marque une interprétation guidée : le sens est donné par le texte, non laissé à l’imagination.
Ce n’est pas forcément “révéler” au sens fort : souvent “indiquer” (par un signe/une parole).
Verbe : indiquer/signifier; dans Jean, utilisé pour préciser le sens d’un événement (notamment la manière de mourir).
cacher; taire
signifier; indiquer; faire connaître
δηλόω (montrer clairement) : proche; ici peut être plus “signifier/indiquer”.
signifier
Jn 12,33
G4591
σημαίνω
sè-mai-no (approx.)
sēmainō
Règle : ce verbe indique que le texte donne lui-même l’interprétation. Ne pas ajouter une signification “possible” : relever exactement ce que l’auteur dit que cela signifie, et s’arrêter là (c’est une balise herméneutique, pas une invitation à spéculer).
- Jn 21,19 — σημαίνω introduit l’explication du narrateur : la parole de Jésus indiquait par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. La nuance est interprétative : le texte donne le sens de l’annonce. - Miroir technique : dans les péricopes liées, σημαίνω peut marquer le fait de signaler, indiquer ou expliquer la portée d’un événement ou d’une parole. L’indice est souvent une formule narrative qui relie parole, signe, mort ou accomplissement. - Garde-fou : ne pas lire seulement “dire”. Le verbe protège l’interprétation : il signale que le lecteur doit comprendre l’événement dans le sens indiqué par le narrateur, ici la mort de Pierre comme témoignage qui glorifie Dieu.
Registre communication/signe : faire comprendre, indiquer, donner un signal. Dans Jean, peut décrire comment un événement “signifie” quelque chose (p.ex. la manière de mourir).