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silence — σιγή — sigē

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Silence, absence de bruit ou de parole.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot σιγή désigne le silence, l’absence de parole ou de bruit audible. Sa logique grecque est acoustique et relationnelle : une scène normalement remplie de sons devient suspendue, retenue ou muette. Pour l’expliquer correctement, il faut demander qui se tait, devant quoi, et quel effet ce silence produit. σιγή peut signaler repos, respect, attente, crainte, interruption ou solennité. Dans un contexte visionnaire, le silence n’est pas simplement un vide ; il peut devenir un acte narratif qui prépare l’écoute ou marque la gravité de ce qui va suivre. Sa nuance centrale est celle d’une suspension sonore signifiante. Le co-texte précise si le silence contraste avec des voix, des chants, des tonnerres ou des annonces. σιγή ne doit pas être réduit à l’absence d’activité. Le silence peut être plein d’attente et de poids. Il invite à lire ce qui n’est pas dit comme partie du message. Dans une scène biblique, le silence peut rendre plus sensible la sainteté de Dieu, la gravité du jugement ou l’importance du moment qui s’ouvre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le silence peut être une réponse devant Dieu. L’Ancien Testament appelle parfois la terre ou les peuples à faire silence devant le Seigneur, surtout lorsque sa sainteté, son jugement ou son intervention sont en vue. Le silence peut exprimer respect, attente, impuissance humaine ou reconnaissance que Dieu seul parle avec autorité. Cette sensibilité éclaire σιγή. Dans une scène céleste, le silence n’est pas une pause banale ; il peut interrompre la louange ou les voix pour marquer la solennité de l’action divine. Pour un lecteur moderne, le silence est souvent vécu comme vide, gêne ou absence de communication. La pensée biblique peut le présenter comme un espace de révérence. σιγή invite donc à discerner ce qui précède et ce qui suit. Le silence prépare-t-il un jugement ? accompagne-t-il une prière ? manifeste-t-il la crainte devant Dieu ? Le mot rappelle que la parole humaine ou angélique n’est pas toujours première. Il y a des moments où le silence devient la seule posture juste devant la majesté et la décision du Seigneur.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut interpréter σιγή comme un simple arrêt du son ou comme un effet dramatique. Le mot peut inclure cette dimension, mais il demande une attention théologique lorsque le contexte est biblique. Le silence peut fonctionner comme une réponse, une suspension ou une préparation. La clarification principale est de demander pourquoi le silence est mentionné. Dans une culture saturée de parole, de bruit et de commentaires, σιγή rappelle que certains moments ne se comprennent pas par l’ajout de discours. Le silence peut donner du poids à la scène et rendre audible la gravité de ce qui suit. Il ne faut pas en faire automatiquement une doctrine du silence intérieur, mais il ne faut pas non plus l’aplatir. Le co-texte décide : silence devant Dieu, pause avant jugement, attente, révérence ou interruption d’une liturgie céleste. Sa nuance centrale est une absence de son devenue signifiante. Le mot aide à lire la Bible avec l’oreille : ce qui cesse d’être entendu peut aussi parler, parce que le silence met en relief la présence, la sainteté ou l’action de Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Le terme désigne un silence solennel, ici dans le ciel, au moment de l’ouverture du septième sceau.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Le silence céleste marque la gravité du moment devant Dieu et prépare l’écoute des prières et des trompettes.

Pièges lexicaux

Ne pas comprendre comme vide ou inaction ; le silence est chargé d’attente et de gravité.

Usage biblique (mini)

Employé pour silence, calme ou absence de parole.

Antonymes / contrastes (FR)

bruit, clameur, parole, tumulte

Synonymes / proches (FR)

silence, calme, suspension, recueillement

À ne pas confondre avec…

Indifférence, absence de Dieu, oubli.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

silence

Versets clés (liste)

Ap 8,1–5

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4602

Prononciation — (aide remplissage)

si-NA-pi

Translit. — NOYAU

sigē

Vérifiable
Champs sémantiques
NarratifJugement
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : élément concret de la vision ou de l’image employée. Option B : détail isolé sans portée. Dans Apocalypse, l’objet doit être lu selon la scène où il apparaît : louange, jugement ou révélation. La nuance reste donc dépendante des acteurs, de la parole entendue et de l’effet produit dans la vision.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ap 8,1–5 — Option A : silence solennel du ciel ; Option B : absence de son sans portée particulière. La suspension de la scène avant les trompettes fait préférer l’Option A. La nuance marque l’attente et la gravité du moment devant Dieu.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine cultuel et apocalyptique. Le silence fonctionne comme une pause sacrée devant le trône et le jugement de Dieu.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune