Verbe : sortir, se retirer d’un lieu, quitter un espace pour gagner un autre lieu.
Sans sens en contexte indiqué, la pensée grecque demande de revenir à l’usage : occurrences, collocations et fonction argumentative. Pour un verbe, on analysera l’action, son objet, son but, et l’effet produit dans le passage. La profondeur grecque consiste à expliciter la logique : que change l’action ? quelle progression le texte suit-il (ordre → résultat) ? et quel contraste est impliqué (ancien/nouveau, ténèbres/lumière, etc.). Une fois les péricopes reliées, on pourra rédiger une pensée grecque consistante : nuance aspectuelle du verbe, place dans le raisonnement (exhortation, conséquence, preuve), et portée rhétorique (appel, avertissement, promesse).
Du côté sémitique, les verbes sont souvent porteurs d’images concrètes et de dynamiques d’alliance. Sans contexte, on ne doit pas inventer une image; on prépare plutôt la grille : identifier si le verbe correspond à un motif biblique (garder, marcher, purifier, choisir, servir), et voir comment l’AT le met en scène dans des récits et des commandements. La profondeur attendue vient ensuite des parallèles et de l’univers (temple, justice, cœur, exil/retour). Après liaison des occurrences, la pensée hébraïque pourra montrer : images associées, enjeu relationnel avec Dieu, et conséquences communautaires.
Clarification moderne : tant que le sens et les occurrences ne sont pas renseignés, produire une “pensée moderne” profonde serait vague. Le bon ordre est : compléter d’abord sens/définition/usage + relations de contexte, puis écrire une clarification moderne (paraphrase + contresens à éviter + implication concrète). L’objectif est d’aider un lecteur contemporain à comprendre le geste réel et sa portée, sans sur-interprétation ni simplification moralisante.
Verbe de sortie concrète, ici lié à l’urgence de fuir un lieu menacé.
Dans Lc 21,21, ἐκχωρέω désigne l’action de sortir de la ville quand le jugement annoncé la rend dangereuse.
Ne pas spiritualiser le mouvement. Dans le passage, la sortie est d’abord géographique et concrète.
Le mot sert à exprimer une sortie réelle imposée par la gravité d’un moment historique.
entrer ; rester ; revenir dans la zone de danger
quitter ; sortir ; se retirer
Une simple promenade ou un déplacement sans enjeu. Ici, sortir relève d’un discernement vital.
sortir
G1633
ek-kho-ré-ô
ekchoreo
Le verbe décrit ici un déplacement concret et urgent. Le contexte eschatologique de Lc 21 souligne l’importance pratique de sortir au bon moment, non une abstraction spirituelle.
- Lc 21,20–24 : le verbe intervient dans les consignes de fuite liées à la détresse de Jérusalem. La nuance dominante est celle d’une sortie urgente et salvatrice hors de la ville menacée.
Le mot active un registre d’urgence, de survie et d’obéissance pratique. Il appartient à un contexte où la parole de Jésus doit conduire à quitter vite un lieu sous jugement.