🇬🇷

sortir / procéder — ἐκπορεύομαι — ekporeuomai

Sens (principal)

Verbe : sortir d’un lieu, procéder d’une source, se manifester en venant de l’intérieur ou d’un espace déterminé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἐκπορεύομαι (“sortir / procéder”) exprime un mouvement hors d’un lieu ou le fait qu’une réalité “procède” d’une source. La logique du passage contraint la nuance : soit le verbe décrit un déplacement concret (sortir d’une maison, sortir d’une région), soit il décrit un flux intérieur→extérieur (“ce qui sort de la bouche”, “ce qui procède du cœur”). Exégétiquement, le verbe est important parce qu’il met l’accent sur la provenance : l’action n’apparaît pas sans origine. Dans les passages éthiques, Jésus l’emploie pour indiquer que le problème n’est pas seulement l’extérieur (ce qui entre), mais l’intérieur (ce qui sort). Le verbe devient alors un repère de cohérence : les paroles et actes sont le “sortir” visible de l’invisible intérieur. Dans les passages narratifs, le verbe peut simplement faire avancer la scène : quelqu’un sort pour aller vers une foule, pour rencontrer, pour se retirer. La nuance utile est donc : sortir/procéder, avec l’idée de provenance déterminée par le contexte. Pour comprendre, il faut repérer l’objet : qui sort, ou quoi sort ? d’où ? Ainsi, ἐκπορεύομαι sert à relier lieu/source et manifestation. Exégétiquement, il est utile pour lire le texte avec précision : “sortir de” n’est pas “aller vers” ; “procéder de” n’est pas “arriver de nulle part”. Le mot oblige à regarder l’origine. Et cette origine est souvent spirituelle : le cœur. Le lecteur doit donc être attentif : l’évangile n’est pas seulement une correction de comportements, mais une transformation de source. Le verbe, par sa direction “hors de”, rend cela tangible. Il souligne que la sainteté biblique vise l’intérieur, et que l’intérieur se manifeste. Ainsi, ἐκπορεύομαι est un mot de mouvement et de source, au service d’une exégèse qui cherche d’où viennent les paroles et les actes, et comment Dieu transforme ce qui “sort”.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, “sortir” est lié à l’exode et à la délivrance, mais aussi à l’idée que la parole révèle le cœur. Le repère principal est simple : Dieu fait sortir son peuple, et ce qui sort de l’homme manifeste ce qui est en lui. Les sages d’Israël parlent du cœur comme source : la bouche parle de ce qui remplit l’intérieur. Cela éclaire ἐκπορεύομαι quand il est employé pour “ce qui procède” du cœur : le texte rejoint une anthropologie biblique où l’intérieur n’est pas neutre, il produit. Et Dieu regarde au cœur. Ainsi, ce verbe peut devenir un repère d’appel : si ce qui sort est mauvais, la solution n’est pas seulement de contrôler l’extérieur, mais de demander un cœur pur. L’arrière-plan AT montre que Dieu promet justement une purification intérieure : un cœur nouveau, un esprit nouveau. Dans la dimension spatiale, “sortir” rappelle aussi les grands mouvements de Dieu : sortir d’Égypte, sortir de l’exil, quitter un lieu de servitude. L’exégèse reste sobre : on suit le passage du NT, mais on reconnaît que “sortir” peut évoquer une délivrance et un passage. Ainsi, ἐκπορεύομαι est un repère d’univers biblique : source intérieure qui se manifeste, et mouvement de délivrance hors d’une condition. Le royaume annoncé par Jésus vise ces deux réalités : libérer et purifier. Ce qui sort du cœur peut être transformé, et le peuple peut sortir d’une servitude. Le verbe lie donc cœur, parole, et délivrance dans une logique biblique cohérente.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “sortir” est un verbe banal. Le risque est de passer à côté de la nuance “procéder”, qui souligne une source. La clarification utile est : ἐκπορεύομαι peut décrire un déplacement réel ou un flux source→manifestation. Exégétiquement, dans les passages où il est question de ce qui sort de l’homme, le verbe invite à une lecture profonde : nos paroles et nos actes procèdent d’une source intérieure. Cela évite un contresens moderne : traiter les comportements comme de simples accidents isolés. Le texte biblique appelle à travailler la source, pas seulement la façade. On reste descriptif : qu’est-ce qui sort, et d’où ? Ainsi, le verbe sert à diagnostiquer : ce qui sort révèle. Et il sert à orienter : la transformation doit toucher l’intérieur. Dans les passages narratifs, le verbe contribue aussi au réalisme : les scènes se déplacent, les gens sortent, la foule se met en mouvement. Cette concrétude rappelle que l’évangile est une histoire incarnée. Mais quand le verbe est moral, la portée est pastorale : demander à Dieu un cœur renouvelé. ἐκπορεύομαι devient alors un mot simple qui relie psychologie, éthique et spiritualité : la source compte. Exégétiquement, le contexte dira si l’accent est sur le déplacement ou sur la provenance, mais dans les deux cas le mot rend visible un mouvement “hors de” et invite à chercher l’origine.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de mouvement ou de provenance, qui relie une manifestation à sa source.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mc 13,1, ἐκπορεύομαι désigne la sortie de Jésus hors du temple, mouvement concret qui ouvre le discours eschatologique.

Pièges lexicaux

Ne pas effacer l’idée de provenance. Ce qui sort garde un lien avec sa source.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à lier un mouvement visible à un point de départ précis, géographique ou intérieur.

Antonymes / contrastes (FR)

entrer ; demeurer dedans ; rester caché

Synonymes / proches (FR)

sortir ; provenir ; procéder

À ne pas confondre avec…

Un simple verbe neutre de mouvement sans question d’origine. Ici, la source compte.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

sortir / procéder

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1607

Prononciation — (aide remplissage)

ek-po-ré-u-o-maï

Translit. — NOYAU

ekporeuomai

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
NarratifRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le verbe peut décrire un déplacement concret ou, selon le contexte, l’origine d’une parole ou d’une réalité. Il faut toujours identifier ce qui sort et d’où cela sort.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 13,1–23 : dans le cadre de la sortie du temple, le verbe garde une portée concrète de déplacement et introduit un enseignement majeur sur le jugement à venir.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre de sortie, de déplacement et de révélation de l’origine. Il peut marquer une progression narrative simple ou souligner ce qui procède d’une réalité plus profonde.