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souffrir — κακοπαθέω — kakopatheō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Souffrir, endurer des maux ou des afflictions.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe κακοπαθέω signifie souffrir, subir des maux, endurer une affliction. Sa logique grecque réunit κακός, ce qui est mauvais ou pénible, et πάσχω, subir ou éprouver. Il ne désigne pas d’abord une vertu intérieure, mais l’expérience concrète d’un mal supporté. Pour l’expliquer correctement, il faut demander qui souffre, pour quelle raison, et dans quel cadre de fidélité. Dans Jacques, les prophètes sont donnés comme modèles de souffrance et de patience parce qu’ils ont parlé au nom du Seigneur. La nuance centrale est donc une souffrance réelle vécue dans le service de Dieu. κακοπαθέω ne glorifie pas la douleur en elle-même. Il nomme l’épreuve qui accompagne parfois la fidélité. Le mot se distingue d’une patience abstraite : il met l’accent sur ce qui est subi, tandis que le co-texte ajoute la persévérance nécessaire. Il invite à ne pas spiritualiser trop vite la souffrance. Les prophètes ont réellement été exposés à des maux, mais leur exemple montre que l’épreuve n’annule pas la fidélité devant Dieu.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, les prophètes ne sont pas seulement des porteurs de paroles inspirantes. Ils connaissent souvent opposition, rejet, menace et souffrance parce qu’ils parlent au nom du Seigneur. Cette mémoire éclaire κακοπαθέω. Le mot désigne une souffrance réelle, non une idée religieuse abstraite. L’Ancien Testament montre que la fidélité à Dieu peut placer une personne sous pression, parfois même face à l’incompréhension du peuple. Pour un lecteur moderne, souffrir peut être interprété soit comme un échec, soit comme une preuve automatique de vérité. La pensée biblique est plus nuancée. La souffrance n’est pas bonne en elle-même, mais elle peut accompagner une parole fidèle dans un monde résistant à Dieu. Dans Jacques, l’exemple des prophètes encourage l’endurance sans transformer la douleur en idéal. κακοπαθέω invite donc à reconnaître l’épreuve, à ne pas la nier, et à la replacer devant le Seigneur plein de miséricorde. Le mot rappelle que la fidélité biblique peut coûter, mais que ce coût n’est pas oublié par Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre κακοπαθέω comme une simple souffrance psychologique ou comme une invitation religieuse à accepter n’importe quelle douleur. Le mot biblique demande plus de précision. Il signifie souffrir, subir des maux, être affligé. Dans Jacques, il se rapporte aux prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. La clarification principale est donc de distinguer souffrance subie dans la fidélité et glorification de la souffrance. Le texte ne dit pas que souffrir est un bien en soi. Il montre que les témoins de Dieu ont parfois traversé des maux sans abandonner leur parole. Sa nuance centrale est l’épreuve réelle liée à une fidélité maintenue. Dans une culture qui cherche souvent à éliminer toute douleur, le mot rappelle que certaines fidélités traversent des coûts. Mais il ne faut pas l’utiliser pour justifier l’abus, la passivité ou l’écrasement. Le co-texte parle aussi de patience et du Seigneur plein de compassion. κακοπαθέω aide donc à nommer la souffrance avec sobriété : elle est réelle, pénible, mais elle peut être traversée devant Dieu sans devenir l’identité ultime du croyant.

Courte description — (aide remplissage)

Le verbe désigne l’expérience de la souffrance, souvent dans une perspective d’endurance fidèle.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Jacques invite les croyants éprouvés à regarder les prophètes qui ont souffert tout en parlant au nom du Seigneur.

Pièges lexicaux

Ne pas glorifier la souffrance en elle-même ; Jacques met l’accent sur l’endurance fidèle.

Usage biblique (mini)

Utilisé pour parler d’affliction, de mauvais traitements ou de souffrance vécue.

Antonymes / contrastes (FR)

être soulagé, être consolé, échapper à l’épreuve

Synonymes / proches (FR)

souffrir, endurer, être affligé, supporter

À ne pas confondre avec…

Fatalisme, résignation passive, recherche volontaire de douleur.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

souffrir

Versets clés (liste)

Jc 5,10

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2552

Lemme / racine (optionnel)

κακοπαθέω / κακός + πάσχω

Prononciation — (aide remplissage)

ka-ko-pa-THÉ-o

Translit. — NOYAU

kakopatheō

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : souffrance/endurance des prophètes comme modèle. Option B : patience comme qualité abstraite. Dans Jc 5,10, le mot désigne la souffrance subie par les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur ; il faut donc retenir l’Option A.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jc 5,7–11 — Jc 5,10 : Option A : souffrir comme les prophètes fidèles ; Option B : simple patience générale. Le co-texte nomme explicitement les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. La nuance souligne l’épreuve réelle vécue dans la fidélité, non une souffrance recherchée pour elle-même.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine pastoral et prophétique. Le mot relie l’épreuve présente à la fidélité des témoins de Dieu.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune