Supplication : requête adressée à Dieu (ou à une autorité) avec insistance et dépendance, dans un besoin concret (prière orientée vers la demande).
Le nom δέησις met l’accent, en grec, sur la requête (la demande formulée), par contraste avec des termes plus généraux pour “prier”. Dans la logique du grec, le mot est orienté vers l’objet : on demande quelque chose parce qu’un besoin est identifié. Souvent, δέησις apparaît associé à d’autres termes de prière, ce qui crée une articulation : prière (attitude/acte) + supplication (contenu concret : demander). Dans le cadre de Lc 2 (Anne “nuit et jour” dans le temple, jeûnes et prières), δέησις sert à décrire une piété qui ne se réduit pas à une présence passive : elle exprime une attente en actes, par des demandes répétées et dépendantes.
Dans la pensée biblique, supplier Dieu renvoie au cri de l’alliance : le peuple appelle, et Dieu écoute (Exode; Psaumes). L’arrière-plan n’est pas une “technique”, mais une relation : on crie parce que Dieu est le Dieu qui entend et qui se souvient. Les Psaumes de détresse (appels, supplications) structurent ce langage : reconnaître la fragilité, invoquer la fidélité de Dieu, attendre sa délivrance. Dans Lc 2, la supplication s’inscrit dans l’attente de la rédemption : c’est une prière orientée vers l’intervention de Dieu, pas vers l’auto-contrôle.
Biais occidental : confondre supplication et répétition anxieuse, ou penser que supplier revient à “forcer” Dieu. Clarification : bibliquement, la supplication exprime la dépendance et l’espérance : on demande parce que Dieu est bon et souverain. Dans la dynamique du texte, la supplication n’est pas une émotion brute; elle est une manière de demeurer dans l’attente active, en alignant le cœur sur ce que Dieu promet et sur ce qu’il donne au bon moment.
Supplication : demande adressée à Dieu avec insistance et dépendance, dans un besoin concret (terme de prière orienté vers la requête).
La supplication biblique est humble et confiante: elle se tourne vers Dieu comme source de secours.
Ne pas réduire à “répéter fort”: l’essentiel est l’humilité et la foi selon le passage.
Prière de demande, pour soi et pour les autres.
autosuffisance; indifférence
supplication; prière; requête
proseuchē (prière) : deēsis accentue la demande/supplique
supplication
Ph 4,6; 1 Tm 2,1; He 5,7
G1162
deomai (supplier)
dé-è-sis
deēsis
Option A : “supplication” = simple répétition anxieuse ou formule magique. Option B : demande humble et concrète adressée à Dieu (ou à une autorité) en situation de manque/détresse, exprimant dépendance et confiance. Dans Lc 2, la mention “jeûnes et prières” caractérise une attente persévérante : la supplication est orientée vers Dieu et vers ses promesses, pas vers le contrôle. Règle : identifier (1) qui est supplié, (2) ce qui est demandé, (3) le cadre (détresse/attente), et rester sur le co-texte sans généraliser.
- Met l’accent sur la demande concrète (besoin) plus que sur l’adoration générale. - Souvent associé à la persévérance et à la dépendance (humilité).
Registre cultuel et relationnel : langage de demande adressée à Dieu (ou à une autorité) dans une situation de manque, d’urgence ou de détresse. Dans Lc 2, l’univers est celui de l’attente au temple : prière persistante qui s’inscrit dans l’espérance des promesses.