Sœur (féminin : sœur / sœur en foi selon contexte).
ἀδικία (adikia) signifie « injustice », « iniquité », la réalité de ce qui n’est pas juste. Le nom peut désigner une conduite injuste, un état d’injustice, ou l’absence de droiture comme caractéristique. Sa logique est celle d’une norme violée : il existe une justice, et ἀδικία marque ce qui est tordu, ce qui dévie, ce qui n’est pas aligné. Le garde-fou est de ne pas réduire ἀδικία à une simple “imperfection”. Le terme décrit une rupture réelle qui affecte les relations et le droit. Il se distingue d’un malheur : ἀδικία est liée à la faute et à l’injustice active ou à un état d’injustice. Comprendre ἀδικία, c’est donc comprendre un mot de non-justice : absence d’équité, violation de la droiture, injustice concrète ou principe d’injustice. Le contexte décidera si l’accent porte sur des actes particuliers ou sur une réalité plus générale, mais le noyau reste : le non-juste. Le mot sert souvent dans un contraste : justice contre injustice. Ainsi, ἀδικία nomme ce qui contredit la droiture et la vérité, et qui produit du tort. Le terme aide à lire avec précision : il ne parle pas simplement de faiblesse humaine, mais d’un écart moral et relationnel par rapport à la justice.
L’Ancien Testament décrit l’injustice comme iniquité : actes qui tordent le droit, pervertissent le jugement, exploitent le faible. Les prophètes dénoncent l’injustice parce qu’elle se voit : balances fausses, corruption, violence, oppression. Cet arrière-plan éclaire ἀδικία : le non-juste n’est pas abstrait, il se manifeste en torts concrets envers des personnes réelles. La Loi encadre la communauté pour empêcher l’injustice : juger sans partialité, protéger l’orphelin et la veuve, rendre le droit au pauvre, réparer par restitution. Ainsi, l’injustice crée une dette et appelle une réponse. La Bible relie aussi l’injustice au cœur et à l’idolâtrie : quand Dieu est quitté, la justice se déforme. La sagesse oppose la voie droite et la voie tordue, et “iniquité” exprime ce qui est courbé. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une justice réduite à un ressenti. Dans la pensée biblique, l’injustice offense Dieu et détruit la vie commune. ἀδικία, dans ce cadre, renvoie à la rupture de droiture qui blesse le prochain et contredit l’alliance.
Dans un usage moderne, “injustice” peut désigner une impression ou un débat social. ἀδικία désigne le non-juste de façon plus tranchée : absence de droiture, violation d’équité. La clarification est que ce mot n’est pas une nuance légère ; il parle d’une rupture réelle. Un contresens fréquent est de confondre injustice et simple désagrément. ἀδικία suppose une norme de justice et une violation objective, souvent avec une victime. Un autre contresens est d’en faire un concept flottant sans acte : le terme peut viser une conduite, donc une responsabilité. Pour un lecteur moderne, ἀδικία aide à entendre un contraste biblique net : justice/injustice. Il invite à regarder les faits : qui a été lésé, quel droit a été tordu, quelle vérité a été contredite. Comprendre ἀδικία, c’est donc comprendre un nom de non-justice : une réalité morale et relationnelle qui déforme les rapports humains. Le terme rappelle que l’injustice n’est pas seulement ressentie, elle peut être commise et nommée, et elle appelle souvent réparation.
Ici, le mot ἀδελφή désigne la sœur biologique de Jésus, soulignant le lien familial qui motive l’objection des habitants de Nazareth. Cette précision montre que, dans ce passage, le terme exprime simplement la parenté immédiate, sans connotation spirituelle supplémentaire.
Dans Marc, ἀδελφή signifie sœur; en Mc 6,3, c’est le lien familial évoqué dans l’objection des habitants de Nazareth.
Imposer un sens ‘spirituel’ si la scène est simplement familiale (Nazareth).
Désigne une sœur; dans Marc 6, renvoie aux sœurs de Jésus dans la réaction de Nazareth.
sœur
sœur
Mc 6,3 (frères et sœurs de Jésus)
G0079
a-del-fê (approx.)
adelphē
Déterminer si le contexte est familial (fratrie) ou communauté de disciples (langage fraternel). Dans Marc, souvent familial (liste des proches). Règle : laisser le passage décider.
Mc 6 : la mention des proches sert l’incrédulité (“n’est-ce pas…?”).
Registre parenté/maison : désigne une sœur (lien familial). Dans certains contextes bibliques, peut être employé aussi au sens relationnel (membre de la communauté), si le passage le montre.