étendre; tendre; déployer (main/bras)
ἐκτείνω signifie étendre, tendre, déployer, allonger. Le verbe décrit un geste concret : étendre la main, déployer un tissu, tendre vers. Logiquement, ἐκτείνω peut exprimer une action volontaire (tendre la main) et peut aussi marquer l’initiative de Dieu : Dieu étend sa main pour agir, sauver, guérir. Dans le NT, “tends ta main” apparaît dans des guérisons : l’extension devient acte d’obéissance qui ouvre à la restauration. Ainsi, ἐκτείνω met en relief un mouvement vers l’extérieur : aller vers, exposer, se rendre disponible. En somme, ἐκτείνω désigne l’extension : geste qui peut devenir signe de foi et de puissance de Dieu.
L’AT parle souvent de la “main étendue” de Dieu : puissance qui délivre (Exode) et qui juge. La pensée sémitique comprend que Dieu agit par sa main : il secourt, il frappe, il protège. Ainsi, ἐκτείνω résonne avec ce motif : étendre la main = intervenir. Dans les guérisons du NT, la main de l’homme qui se tend répond à la main de Dieu qui guérit.
Aujourd’hui, tendre la main est aussi une expression relationnelle (aider). ἐκτείνω, bibliquement, relie geste concret et foi : obéir à une parole simple, même quand on se sent incapable. Clarification : l’obéissance n’est pas la cause magique de la guérison; elle est la réponse qui s’ouvre à l’action de Dieu. En prédication exégétique, ἐκτείνω permet de parler de disponibilité : se déployer vers Dieu et vers l’autre. Le mot corrige un contresens moderne : croire que la foi est seulement intérieure. Le NT montre souvent un geste : tendre la main, venir, se lever.
Dans le passage, ἐκτείνω signifie ‘étendre/tendre’ (souvent la main). Le co-texte indique si c’est un ordre de guérison, un geste de supplication, ou l’action de Dieu.
Ne pas confondre avec ‘lever’ (αἴρω) ou ‘toucher’ (ἅπτομαι). Ici, c’est l’action de tendre/étendre.
étendre
G1614
ekteinō
Rester concret : étendre (main, bras). Parfois lié à un ordre de Jésus (‘étends ta main’) ou à une action de Dieu (‘étendre sa main’). L’indice est l’objet direct (main/bras). Ne pas inventer un sens figuré sans indice.
- Mc 3,5 — “étends ta main” : ordre de Jésus, guérison; indice : main paralysée + restauration immédiate. - Ac 4,30 — Dieu ‘étend ta main’ pour guérir : image de puissance; indice : prière de l’Église.
Registre geste/acte : tendre la main, étendre le bras. Dans les récits de guérison, c’est le geste demandé qui manifeste l’obéissance et conduit à la restauration; dans les textes sur Dieu, cela peut évoquer puissance/acte salvateur.