Mc 3,17; Jn 12,29
G1027
Tonnerre.
Dans l’AT, le tonnerre est fréquemment lié aux théophanies : Dieu se manifeste avec puissance (Sinai), et la création répond. C’est aussi une image de jugement et d’autorité : Dieu parle et la terre tremble. Cet arrière-plan donne au « tonnerre » une portée de majesté : ce n’est pas seulement du bruit, c’est un signe de la souveraineté divine.
βροντή signifie « tonnerre » : un phénomène sonore fort, souvent associé à une manifestation soudaine et impressionnante. Dans un récit, le terme fonctionne comme intensificateur : il donne une couleur de puissance, de crainte, ou de révélation. Quand Marc utilise ce champ lexical (même indirectement, ex. surnoms), la logique est d’évoquer la force et l’impact plutôt que la simple météo.
On peut réduire le tonnerre à un décor naturel. Bibliquement, il sert souvent à faire sentir la puissance et la présence. Clarification : si le mot apparaît en lien avec Jésus/les disciples (ex. surnoms), il vise l’impact et la force, mais doit être lu avec le contexte : puissance sous contrôle de Dieu, pas agressivité gratuite.
Dans Mc 3,17, βροντή apparaît dans la traduction du surnom “Boanergès” : “fils du tonnerre” (image de force/impact).
Registre naturel/sonore : bruit puissant du ciel. Dans Mc 3,17, il devient registre figuratif : un surnom qui suggère force, impact, caractère.
tonnerre; grondement
Ne pas spiritualiser systématiquement : ici, le co-texte (surnom “Boanergès”) montre une image de puissance/impétuosité. Règle : regarder si le mot est littéral (orage) ou figuré (surnom/voix).
Lire comme un jugement automatique; oublier l’usage figuratif (surnom).
Mc 3,17 : dans “Boanergès”, le mot sert d’image pour caractériser les deux frères.