Tourment; torture; souffrance éprouvante
βάσανος désigne une souffrance éprouvante; le mot porte l’idée d’épreuve (comme on éprouve un métal), puis de tourment. Dans Mt 4,24, la logique est descriptive : il y a des personnes “tourmentées” par diverses affections, ce qui souligne la gravité des besoins apportés à Jésus. Dans Mt 8,29, le mot apparaît dans une question adressée à Jésus : “es-tu venu nous tourmenter avant le temps ?” — le grec lie alors le tourment à un calendrier (“avant le temps”), ce qui donne une nuance eschatologique/judiciaire. Dans l’Apocalypse, le terme s’inscrit dans un registre de jugement. Ainsi, la logique grecque du mot varie selon co-texte : (1) détresse réelle et actuelle, (2) anticipation d’un jugement, (3) conséquence d’une condamnation. Le mot sert donc à rendre la souffrance intense et, parfois, à évoquer une justice qui s’exerce. Il pousse le lecteur à ne pas minimiser : le besoin ou le jugement est grave.
Dans la pensée biblique, l’épreuve peut être vue comme un “creuset” : une réalité qui révèle et éprouve. L’image de la pierre de touche/épreuve rejoint l’idée que certaines souffrances mettent à nu la fragilité humaine. L’AT associe aussi la justice de Dieu à des conséquences réelles : détresse, jugement, discipline, sans réduire tout mal à une faute personnelle. Dans les récits d’Évangile, la souffrance est présentée comme un besoin concret qui appelle la compassion et la délivrance de Dieu. Dans un registre de jugement, le tourment exprime la gravité d’être livré à la justice sans médiation. L’image dominante est donc double : affliction qui écrase (besoin de salut) et jugement qui est redoutable (justice de Dieu). L’arrière-plan aide à tenir ensemble compassion et gravité : Dieu délivre, mais Dieu juge aussi.
On peut entendre “tourment” soit comme un mot religieux automatique (“enfer”), soit comme un terme psychologique vague. βάσανος est plus concret : il décrit une souffrance éprouvante, et le contexte décide si elle est physique, morale, ou liée au jugement. Clarification : dans Mt 4, le mot souligne la gravité des maladies/détresses amenées à Jésus; dans Mt 8, il peut exprimer l’angoisse d’un jugement “avant le temps”. Le contresens est de coller une seule interprétation partout. Le mot aide donc à lire sobrement : (1) reconnaître la souffrance réelle, (2) discerner quand le texte parle de justice/jugement. Il renforce la portée du salut : Jésus répond à des tourments graves, pas à de simples inconforts.
Nom : tourment/torture, souffrance éprouvante. Peut désigner une douleur réelle ou une détresse intense; dans certains contextes, un tourment lié au jugement.
Selon le passage, βάσανος désigne une souffrance/tourment intense (affliction réelle) ou un tourment dans un registre de jugement; le co-texte précise.
Toujours préciser le type de tourment selon le passage (maladie, oppression, jugement). Ne pas projeter systématiquement l’enfer : Mt 4 parle de souffrances/affections; Mt 8 peut évoquer un tourment eschatologique dans la bouche des démons. Ne pas banaliser : le mot est fort et décrit une épreuve pénible.
Peut décrire des souffrances intenses (maladies, afflictions) et, dans certains contextes, le “tourment” lié au jugement (apocalyptique).
repos; soulagement; paix
tourment; torture; souffrance; affliction
θλῖψις (tribulation/oppression) ; πόνος (douleur) ; κόλασις (punition).
tourment
Mt 4,24; Mt 8,29; Ap 14,11
G0931
basanos — « ba-sa-nos » (approx.)
basanos
Registre de douleur et d’épreuve : souffrance qui “met à l’épreuve” (intense, pénible). Selon le co-texte, le mot peut se situer dans un registre médical/physique (douleur) ou judiciaire/eschatologique (tourment associé au jugement).