Tourmenter; torturer; éprouver par la souffrance; tourmenter (au sens de ‘battre’ aussi selon contexte).
Le verbe a une amplitude : il peut aller de la torture (interrogatoire, tourment) à la détresse/harassement (peiner, être secoué). Dans les récits de tempête, il sert à rendre l’épreuve visible : les disciples sont “tourmentés” par l’effort, comme si l’élément les mettait à l’épreuve. Le grec donne une sensation de pression continue, pas d’un simple inconfort. Dans les textes eschatologiques, le même verbe pointe vers un jugement (tourment). La logique est donc contextuelle : le mot intensifie la scène en montrant une souffrance réelle, soit physique (mer, maladie), soit spirituelle (jugement).
L’arrière-plan biblique parle d’épreuve et de détresse : la mer comme lieu de chaos, la souffrance comme “fournaise” où la foi est éprouvée. Dans les Psaumes, la tempête et les flots figurent souvent l’angoisse et l’oppression; la délivrance vient de Dieu. Ainsi, quand le NT décrit une barque “tourmentée”, il rejoint ce langage : l’homme est dépassé, et Dieu seul sauve. Mais la Bible associe aussi “tourment” au jugement des méchants : la souffrance peut être conséquence de l’opposition à Dieu. Le mot peut donc servir deux registres : détresse à secourir ou jugement à redouter, selon le passage. On garde la distinction en restant soumis au co-texte.
On traduit parfois mécaniquement “tourmenter” comme si c’était toujours une torture. Clarification : le mot peut aussi décrire une détresse (peiner, être secoué), par exemple une barque battue par les vagues. Le co-texte décide si l’enjeu est la souffrance physique (maladie, tempête) ou un tourment de jugement. Lire ainsi permet une application juste : parfois le texte appelle à la compassion (détresse), parfois à la crainte de Dieu (jugement).
Verbe : tourmenter, éprouver, harasser; peut décrire une torture, une souffrance, ou (au passif) une barque/des personnes “battues” par les vagues (détresse).
Dans Marc 6, βασανίζω décrit la peine/harassement des disciples face au vent, exprimant une épreuve physique intense.
Traduire ‘torturer’ dans Mc 6 : ici c’est plutôt ‘peiner/être épuisés’ par l’effort.
Peut décrire une souffrance/épreuve; dans Marc 6, les disciples peinent dans la tempête.
harasser; tourmenter; éprouver
tourmenter
Mc 6,48
G0928
basanizō — « ba-sa-nee-zo » (approx.)
basanizō
Dans Marc 6,48 : les disciples sont ‘tourmentés’ en ramant, donc idée de ‘peiner/être harassés’. Règle : distinguer torture (fort) de ‘être péniblement éprouvé’ (effort, tempête).
- Mc 6 — “tourmentés en ramant” : nuance d’effort pénible/harassant (fatigue, lutte contre le vent), non “torture” au sens judiciaire. - Indice de co-texte : vent contraire + progression difficile sur la mer → le mot décrit la pénibilité concrète de l’action.
Registre épreuve/pression : souffrance ou peine, parfois effort exténuant. Dans Marc, peut décrire une fatigue et une lutte contre le vent (barque).