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tous — πᾶς — pas

Sens (principal)

Tout; tous; chaque (selon accord). Grec : πᾶς (pas).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

πᾶς signifie tout, chacun, l’ensemble. Dans les récits de la passion, les quantificateurs (tout, tous) servent souvent à souligner l’ampleur : tous les jours au temple, toutes les forces mobilisées, tous les disciples exposés à l’épreuve. Exégétiquement, πᾶς n’est pas un mot “faible” : il peut amplifier une affirmation, marquer une généralité, et donner une portée au récit. Dans Lc 22, Jésus dit qu’il était “tous les jours” avec eux au temple, et pourtant ils viennent maintenant la nuit. Le “tous” met en relief l’incohérence et l’injustice de la procédure. Ainsi, πᾶς sert à renforcer l’argument de Jésus : l’arrestation ne vient pas d’un acte clandestin de Jésus, mais d’un basculement volontaire des autorités vers la nuit et la violence. Le mot contribue donc à la rhétorique du passage.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible utilise “tout / tous” pour exprimer des totalités qui ont un poids d’alliance : tout le peuple, tous les jours, toute la loi. Dans Luc 22, la mention “tous les jours” fait penser à une constance publique : Jésus n’était pas caché. La pensée sémitique comprend alors que l’opposition choisit un autre temps (la nuit) pour agir. Le quantificateur souligne la patience et la publicité de Jésus, et la responsabilité des autorités qui ont vu et entendu “tous les jours”. Ainsi, πᾶς sert à montrer que l’arrestation est un choix contre une évidence publique, dans une heure où les ténèbres semblent dominer.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot “tout/tous” est souvent lu rapidement. Dans Luc 22, il renforce un argument : Jésus était présent publiquement “tous les jours”, donc l’arrestation armée de nuit n’est pas une nécessité, mais une stratégie. Clarification : πᾶς sert à amplifier l’injustice et à mettre en relief l’“heure” des ténèbres. En prédication exégétique, relever ces quantificateurs aide à suivre la logique du discours de Jésus, sans surcharger le texte : ils donnent la portée et l’intensité de l’argument.

Courte description — (aide remplissage)

Adjectif/pronom : tout, tous, chaque. Sa portée (universelle ou distributive) est fixée par la phrase et le passage.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Très fréquent pour exprimer la portée d’une affirmation (tous ont péché), d’un appel (toutes les nations), ou d’une promesse (quiconque…).

Antonymes / contrastes (FR)

quelques; certains; partiel

Synonymes / proches (FR)

tout; chaque; tous

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

tous

Versets clés (liste)

Rm 3,23; Mt 28,19; 1 Tm 2,4

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3960

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

πᾶς

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

pas

Vérifiable
Champs sémantiques
Alliance
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : “tous” = totalité sans exception (universel). Option B : “tout” = chaque, ou “toute sorte de”, selon la construction. Le co-texte tranche : article + nom au singulier peut viser “tout le …”; au pluriel, “tous les …”. Parfois πᾶς a un sens distributif (“chaque”). Ne pas forcer une doctrine de l’universel à partir du mot seul : le passage fixe l’étendue (tous sans exception vs tous sans distinction).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre portée/totalité : marque l’étendue d’un groupe ou d’un énoncé (tous, chaque). Sert à qualifier des promesses, commandements ou constats. Le co-texte décide si c’est universel (sans exception) ou distributif (chaque).