Tout; tous; chaque (selon accord). Grec : πᾶς (pas).
πᾶς signifie tout, chacun, l’ensemble. Dans les récits de la passion, les quantificateurs (tout, tous) servent souvent à souligner l’ampleur : tous les jours au temple, toutes les forces mobilisées, tous les disciples exposés à l’épreuve. Exégétiquement, πᾶς n’est pas un mot “faible” : il peut amplifier une affirmation, marquer une généralité, et donner une portée au récit. Dans Lc 22, Jésus dit qu’il était “tous les jours” avec eux au temple, et pourtant ils viennent maintenant la nuit. Le “tous” met en relief l’incohérence et l’injustice de la procédure. Ainsi, πᾶς sert à renforcer l’argument de Jésus : l’arrestation ne vient pas d’un acte clandestin de Jésus, mais d’un basculement volontaire des autorités vers la nuit et la violence. Le mot contribue donc à la rhétorique du passage.
La Bible utilise “tout / tous” pour exprimer des totalités qui ont un poids d’alliance : tout le peuple, tous les jours, toute la loi. Dans Luc 22, la mention “tous les jours” fait penser à une constance publique : Jésus n’était pas caché. La pensée sémitique comprend alors que l’opposition choisit un autre temps (la nuit) pour agir. Le quantificateur souligne la patience et la publicité de Jésus, et la responsabilité des autorités qui ont vu et entendu “tous les jours”. Ainsi, πᾶς sert à montrer que l’arrestation est un choix contre une évidence publique, dans une heure où les ténèbres semblent dominer.
Le mot “tout/tous” est souvent lu rapidement. Dans Luc 22, il renforce un argument : Jésus était présent publiquement “tous les jours”, donc l’arrestation armée de nuit n’est pas une nécessité, mais une stratégie. Clarification : πᾶς sert à amplifier l’injustice et à mettre en relief l’“heure” des ténèbres. En prédication exégétique, relever ces quantificateurs aide à suivre la logique du discours de Jésus, sans surcharger le texte : ils donnent la portée et l’intensité de l’argument.
Adjectif/pronom : tout, tous, chaque. Sa portée (universelle ou distributive) est fixée par la phrase et le passage.
Très fréquent pour exprimer la portée d’une affirmation (tous ont péché), d’un appel (toutes les nations), ou d’une promesse (quiconque…).
quelques; certains; partiel
tout; chaque; tous
tous
Rm 3,23; Mt 28,19; 1 Tm 2,4
G3960
πᾶς
pas
Option A : “tous” = totalité sans exception (universel). Option B : “tout” = chaque, ou “toute sorte de”, selon la construction. Le co-texte tranche : article + nom au singulier peut viser “tout le …”; au pluriel, “tous les …”. Parfois πᾶς a un sens distributif (“chaque”). Ne pas forcer une doctrine de l’universel à partir du mot seul : le passage fixe l’étendue (tous sans exception vs tous sans distinction).
Registre portée/totalité : marque l’étendue d’un groupe ou d’un énoncé (tous, chaque). Sert à qualifier des promesses, commandements ou constats. Le co-texte décide si c’est universel (sans exception) ou distributif (chaque).