Étranger (non-israélite) : personne “de dehors”.
Dans la logique grecque, “l’étranger” met en avant la question de l’appartenance : qui est dedans et qui est dehors. Le mot sert souvent à clarifier un statut : une personne peut être extérieure, mais aussi être accueillie et intégrée selon des critères précis. Il peut donc fonctionner comme un contraste qui rend visible une ouverture : quelqu’un qui n’était pas du peuple reçoit une place. La structure implicite est : distance → accueil → nouvelle appartenance. Dans Es 56, l’accent n’est pas sur l’origine, mais sur l’attachement réel à Dieu, qui transforme le statut.
Dans l’arrière-plan biblique, l’“étranger” désigne quelqu’un hors du peuple de l’alliance, donc sans statut religieux automatique. Selon les contextes, cela peut évoquer le danger d’idolâtrie ou la distance, mais aussi la possibilité d’un attachement réel à l’Éternel. La Torah distingue plusieurs catégories d’étrangers, ce qui montre que la question n’est pas seulement ethnique mais aussi d’appartenance et de culte. Dans Es 56, l’étranger n’est pas défini par sa naissance, mais par son attachement : servir l’Éternel, aimer son nom et garder l’alliance. L’image dominante est celle d’un accès accordé : Dieu ouvre sa maison à ceux qui viennent à lui.
On peut lire “étranger” uniquement avec nos catégories modernes (nationalité, migration), ce qui peut brouiller le texte. Ici, le mot marque surtout une distance d’alliance : être “de dehors” par rapport au peuple. La nouveauté d’Es 56 est que cette distance peut être franchie par l’attachement à l’Éternel. Le passage ne parle pas d’une simple tolérance sociale, mais d’un accès au culte et à la maison de Dieu. L’étranger devient adorateur, parce que Dieu l’accueille et lui donne une place. Le mot sert donc à souligner l’ouverture de Dieu, sans effacer la notion d’alliance.
Étranger (non-israélite) : personne extérieure au peuple, parfois accueillie, parfois mise à distance selon le contexte.
Dans Es 56, l’étranger qui s’attache à l’Éternel est accueilli : Dieu ouvre l’accès à sa maison et à son alliance à ceux qui viennent à lui.
Tout confondre (nēkār ≠ gēr); lire seulement en termes modernes d’ethnicité; oublier l’enjeu du culte et de l’alliance.
Souvent contraste avec le peuple; selon contexte, soit menace/idolâtrie, soit étranger qui vient se joindre à l’Éternel (Es 56).
membre du peuple, allié, proche
étranger, non-Israélite, personne extérieure
גֵּר (gēr) : résident/étranger intégré; נָכְרִי (nokri) : adjectif “étranger” proche; “nations” en général (terme collectif)
Es 56,3.6–7; 1 R 8,41–43; Za 2,11
H5236
né-KAR
nekar