Traverser; passer au-delà (par mer/eau).
Le verbe diaperaō est souvent un marqueur de transition : « traverser » ouvre une nouvelle scène. Dans Marc, ces traversées structurent la narration (une rive → l’autre rive) et rythment la mission de Jésus : départ, arrivée, nouvelle rencontre. Le grec souligne un franchissement réel (on passe au-delà), pas une simple promenade : il y a un trajet, un passage, parfois une urgence. La logique est donc narrative : le mouvement prépare l’événement qui suit (rencontre, guérison, enseignement). Le mot peut sembler banal, mais il sert à tenir ensemble les épisodes : Jésus n’est pas immobile, il avance volontairement. Ainsi, diaperaō fait sentir la progression et l’initiative : Jésus traverse pour rejoindre, enseigner et restaurer.
Dans l’arrière-plan biblique, traverser une étendue d’eau évoque facilement le passage et la délivrance (Exode, Jourdain) : Dieu fait passer son peuple et ouvre un chemin. Dans les Évangiles, on ne doit pas transformer chaque traversée en symbole, mais l’image biblique du « passage » aide à sentir que Dieu conduit et rejoint. Jésus traverse souvent vers des lieux inattendus (autre rive, marges), ce qui résonne avec la logique de l’alliance : Dieu va chercher, il visite, il n’attend pas que les gens viennent d’abord « au bon endroit ». L’eau peut aussi évoquer le danger et l’instabilité : traverser, c’est franchir un espace potentiellement menaçant. Sans forcer, ces récits rappellent que la mission du Messie avance au travers des obstacles, avec autorité et compassion.
On peut lire « traverser » comme un simple détail géographique. Dans Marc, c’est souvent un indice de structure : un épisode se ferme, un autre commence, et la traversée explique pourquoi on se retrouve ailleurs. Clarification : il ne faut pas sur-spiritualiser automatiquement (ce n’est pas toujours « traverser une épreuve ») ; c’est d’abord un déplacement concret. Mais il ne faut pas non plus l’ignorer : ces mouvements révèlent l’intention de Jésus (aller vers des personnes, provoquer une rencontre, continuer la mission). Le mot aide donc à suivre l’Évangile comme un récit en mouvement : le Royaume se déplace, rejoint, et ouvre des scènes nouvelles.
Dans Marc, διαπεράω exprime le fait de traverser ou de passer au‑delà, décrivant concrètement les traversées du lac qui ponctuent le ministère de Jésus.
Dans Marc, διαπεράω signifie traverser/passer au-delà, notamment lors des traversées du lac qui jalonnent le ministère de Jésus.
C’est un verbe de franchissement (souvent par eau). Garder la fonction narrative : transition d’une scène à l’autre.
Décrit les traversées du lac dans Marc (récit très mobile).
rester; demeurer; ne pas franchir
traverser; franchir; passer au-delà
διαβαίνω (traverser) : autre verbe; ἔρχομαι/πορεύομαι (aller/venir) : plus général.
traverser
Mc 4,35; Mc 5,21; Mc 6,45
G2895
diaperaō — « dee-a-per-ah-o » (approx.)
diaperaō
Identifier le support : traverser la mer/le lac en bateau. Règle : ne pas en faire un symbole si le texte décrit un déplacement concret.
Souvent associé à une transition : après un enseignement, Jésus traverse et une nouvelle scène s’ouvre.
Registre déplacement/missions : passages d’une rive à l’autre (souvent du lac) qui structurent Marc. Ces traversées marquent des transitions de ministère et des épisodes clés (tempêtes, rencontres).