Être faible / être malade (physiquement ou par extension, selon contexte).
Le verbe exprime un état (faiblesse/maladie) qui appelle une réaction (venir, prier, guérir). Dans Jean 11, l’information « il est malade » devient un pivot narratif : elle déclenche le déplacement (ou le non‑déplacement immédiat) de Jésus et prépare la manifestation de la gloire. Le grec sert la structure : état → décision → signe.
La Bible ne sépare pas la fragilité du corps de la relation à Dieu : la maladie devient lieu d’épreuve, de compassion, parfois de révélation. Sans tomber dans un schéma “maladie = punition”, l’arrière-plan rappelle que Dieu se révèle au cœur de la faiblesse humaine. Dans Jean, la faiblesse est souvent le cadre où la vie donnée par Dieu se manifeste.
Le risque moderne : traiter la maladie uniquement comme un fait médical ou uniquement comme un symbole spirituel. Clarification : le texte la traite comme un fait réel, et montre comment Jésus y répond (compassion, décision, signe) pour révéler quelque chose de plus grand. Il faut tenir ensemble réalité humaine et intention narrative/théologique du passage.
Verbe : être faible / être malade.
Dans le passage, le verbe signifie être faible / être malade. Le contexte (maladie corporelle, fatigue, incapacité) fixe la nuance.
Ne pas confondre avec ἀσθένεια (nom : faiblesse/infirmité). Ne pas sur-spiritualiser si le passage parle d’une maladie réelle.
Utilisé pour décrire une maladie/infirmité (sens concret) ou une faiblesse (sens plus large) selon les contextes.
être fort; être en bonne santé
être faible; être malade; être sans force
ἀσθενής (faible, adj.) : forme adjectivale; ici le verbe “être faible/malade”.
être malade
Jn 11,3; Rm 14,1; 1 Co 8,11–12
G0770
ἀσθενέω
as-thé-né-o (approx.)
astheneō
Règle : choisir un registre selon indices : (A) nourriture, (B) rite/offrande, (C) image éthique. Éviter le réflexe “sel = chrétien” hors passage. Si le texte est concret, rester concret; si le texte est figuré, expliciter la figure mais sans extrapoler au-delà du passage.
- Axe antique dominant : préserver de la corruption (conservation). - Axe secondaire : assaisonner (donner goût). - Si le texte est rituel : le sel peut signaler stabilité/engagement (alliance), mais seulement si le passage le met en jeu. - Si le texte est métaphorique : la nuance est “impact” (empêcher la corruption / donner un caractère).
Registre de fragilité humaine : maladie/affaiblissement (souvent physique) et besoin d’intervention (guérison, soin). Le mot sert à décrire un état de faiblesse que le récit met en scène (ex. maladie de Lazare en Jean).