Le Très-Haut : titre du Dieu souverain.
Dans Lc 1, le titre “Très-Haut” sert à qualifier l’identité de Jésus : il sera “Fils du Très-Haut”. La logique grecque est identificatoire : le titre de Jésus est défini par la grandeur de celui dont il est le Fils, et cela soutient ensuite la promesse du trône de David. Le mot fonctionne comme fondement : l’autorité annoncée pour Jésus ne vient pas d’un pouvoir humain, mais de Dieu souverain. Ainsi, “Très-Haut” structure l’annonce : origine divine → autorité royale → règne durable.
Arrière-plan : titres bibliques de Dieu (Dieu Très-Haut) qui expriment sa souveraineté sur les nations et sur l’histoire. Le Très-Haut est celui qui élève et abaisse, qui tient l’alliance et accomplit ses promesses. Dans Luc 1, ce titre résonne avec l’attente messianique : le Roi promis n’est pas autonome, il est lié au Dieu souverain qui gouverne. Cela donne une image : Dieu règne au-dessus de tout, et il établit son salut dans l’histoire.
On peut entendre “Très-Haut” comme une formule religieuse vague. Ici, c’est un titre précis : Dieu est souverain, et Jésus est annoncé comme son Fils, ce qui fonde la promesse d’un règne. Clarification : le texte ne parle pas d’un “dieu parmi d’autres”, mais du Dieu au-dessus de tout, qui accomplit ses promesses.
Très-Haut : titre divin exprimant la souveraineté de Dieu. En Lc 1 : “Fils du Très-Haut”.
Dans Lc 1,32, “Très-Haut” désigne le Dieu souverain dont Jésus est proclamé Fils : fondement de l’annonce messianique et du règne durable.
Ne pas traduire comme simple “très grand”. C’est un titre biblique de souveraineté, lié à l’alliance et au règne.
Titre employé pour Dieu dans des contextes de souveraineté, domination sur les nations et accomplissement des promesses.
idoles; dieux “inférieurs” (faux dieux)
le Souverain, le Très-Haut, Dieu (titre)
μέγας (megas) : grand (qualité) ; ὑψηλός (hypsēlos) : élevé (adjectif courant).
Très-Haut
Lc 1,32 ; Lc 1,35 ; Ps 47,3 ; Dn 4,34
G5310
hup-SIS-tos
hypsistos
Règle : “Très-Haut” est un titre divin (Dieu au-dessus de tout), pas simplement “très grand”. Dans Lc 1,32, le co-texte associe ce titre à la filiation (“Fils du Très-Haut”) et à la promesse royale : garder ce lien. Ne pas en faire une spéculation philosophique : c’est un langage biblique de souveraineté.
Dans Lc 1, “Très-Haut” est lié à la filiation et au règne davidique : autorité venant de Dieu, pas d’un pouvoir humain.
Registre souveraineté / culte : Dieu comme autorité suprême, au-dessus des rois et des puissances. Dans l’annonce à Marie, ce titre installe la scène dans le monde de l’alliance et de la royauté de Dieu.