Se couper les cheveux, raser ou tondre.
Le verbe κείρω signifie tondre, raser, couper les cheveux ou la laine. Sa logique grecque est concrète : enlever par coupe ce qui couvre ou pousse naturellement. Le mot peut décrire une action ordinaire, comme tondre une brebis, mais aussi un geste humain chargé de sens lorsqu’il concerne les cheveux. Pour l’expliquer correctement, il faut demander qui est rasé ou tondu, par qui, et dans quel cadre : deuil, honte, vœu, humiliation, préparation ou violence. κείρω ne doit pas être réduit à un détail esthétique. Dans le monde biblique, couper ou raser la chevelure peut toucher l’honneur, l’identité, la consécration ou la lamentation. Sa nuance centrale est celle d’un retrait visible qui modifie l’apparence. Le co-texte doit préciser si l’action est volontaire ou imposée, ordinaire ou symbolique. Le mot invite à lire le corps comme lieu de signe : ce qui est coupé devient visible pour les autres. κείρω aide donc à comprendre que certaines actions corporelles ne sont pas seulement pratiques ; elles peuvent manifester une condition, une perte ou une séparation.
Dans l’univers biblique, les cheveux peuvent être liés à la force, à l’honneur, au deuil, à la consécration ou à l’humiliation. L’Ancien Testament parle de tondre les brebis, de raser la tête dans le deuil, de couper les cheveux dans certains rites ou de subir une honte publique. Cette sensibilité éclaire κείρω. Raser ou couper n’est pas toujours un geste banal ; cela peut rendre visible un changement d’état. Pour un lecteur moderne, la coupe des cheveux relève souvent du style personnel. La pensée biblique peut lui donner une portée communautaire et symbolique : le corps devient signe devant les autres et devant Dieu. Le mot invite donc à discerner le contexte. S’agit-il d’une perte, d’une lamentation, d’une humiliation, d’un vœu, d’un soin pastoral ou d’un acte économique de tonte ? κείρω rappelle que la Bible ne sépare pas l’intérieur du visible. Une condition intérieure ou sociale peut être portée sur le corps. Le geste de couper marque alors une limite, une rupture, une vulnérabilité ou un service selon le passage.
Un lecteur moderne peut comprendre κείρω comme une action ordinaire : couper les cheveux ou tondre. Le mot est bien concret, mais son poids dépend de l’objet coupé. La clarification principale est de demander si l’action concerne de la laine, des cheveux, une personne, un animal ou un signe rituel. Dans une culture où les cheveux expriment l’identité, le style ou la liberté personnelle, il est encore possible de comprendre qu’une coupe imposée ou publique puisse être chargée de sens. Mais le monde biblique ajoute des dimensions de deuil, de honte, de consécration ou d’humiliation. κείρω ne doit pas être surinterprété partout ; parfois, tondre est simplement tondre. Pourtant, quand le co-texte insiste sur la tête ou la personne, le geste peut signaler un état. Sa nuance centrale est un retrait visible par coupe. Le mot aide à lire l’action corporelle avec précision : qu’est-ce qui est enlevé, et que ce retrait manifeste-t-il ? Il rappelle que le corps peut porter une signification sociale et spirituelle sans devenir une allégorie vague.
Le verbe désigne l’action de couper ou raser les cheveux, ici dans un contexte de deuil ou de jugement.
Le geste de se raser ou de se couper les cheveux manifeste la détresse devant la chute de Babylone.
Ne pas lire comme coiffure ordinaire ; l’arrière-plan est celui du deuil et du choc.
Employé pour tondre, couper les cheveux ou se raser selon le contexte.
laisser pousser, parer, couronner
raser, tondre, couper les cheveux
Ornement, beauté extérieure, simple entretien du corps.
tête rase
Ap 18,1–8
G2767
ke-ra-MOS
keirō
Option A : marchandises précieuses associées au luxe condamné. Option B : matériau neutre. Dans Ap 18, le co-texte de la chute de Babylone, du commerce des nations et des lamentations fait préférer l’Option A. Le mot fonctionne dans l’inventaire économique d’une cité jugée.
- Ap 18,1–8 — Option A : bien matériel inclus dans le luxe de Babylone ; Option B : objet neutre sans portée. Le co-texte de la chute, du deuil des marchands et de la richesse perdue fait préférer l’Option A. La nuance montre que les biens eux-mêmes deviennent témoins d’un système économique idolâtre et condamné.
Domaine rituel, corporel et funéraire. Le corps devient langage de lamentation devant la catastrophe.