unique; unique de son genre; (souvent) fils unique
μονογενής signifie unique, unique en son genre, “seul issu” (souvent traduit “fils unique”). L’adjectif combine μόνος (seul) et γένος (genre/origine) : il met l’accent sur l’unicité, pas seulement sur le fait d’être né seul. Logiquement, μονογενής désigne une relation précieuse et irremplaçable : un enfant unique, un être unique. Dans le NT, il est utilisé de manière christologique : le Fils est unique, révélant une relation singulière avec le Père. Ainsi, μονογενής met en relief l’unicité de Jésus : il n’est pas un prophète parmi d’autres, mais le Fils unique qui révèle Dieu. En somme, μονογενής désigne l’unique : irremplaçable, singularité absolue.
La Bible met en avant l’unicité : Dieu est un, et certaines relations sont uniques (fils unique, promesse). La pensée sémitique comprend la valeur du “fils unique” : héritier, aimé, vulnérable, précieux. L’AT connaît Isaac comme fils unique de la promesse, image de sacrifice et de confiance. Ainsi, μονογενής résonne avec cette typologie : un unique donné. Dans le NT, le Fils unique donné manifeste l’amour de Dieu.
Aujourd’hui, “unique” peut être un compliment vague. μονογενής, bibliquement, affirme l’unicité de Christ : il est sans équivalent, révélateur parfait du Père. Clarification : cela fonde la confession chrétienne : Jésus n’est pas un chemin parmi d’autres, il est le Fils unique. En prédication exégétique, μονογενής aide à annoncer la valeur du don : Dieu a donné l’unique. Le mot corrige un contresens moderne : réduire Jésus à un maître spirituel. Le NT insiste : il est unique en son genre.
Dans le passage, μονογενής souligne l’unicité : soit un enfant unique, soit le Fils unique/unique du Père. Le co-texte précise l’accent (relation Père-Fils, don, valeur).
Ne pas effacer l’idée d’unicité. Et ne pas tirer une conclusion philosophique hors contexte : le mot sert le message du passage (amour, salut, compassion).
unique
G3439
monogenes
Le mot peut signifier ‘unique’ (seul enfant) ou ‘unique de son genre’. L’indice est le contexte : récit familial (fils unique) vs christologie (Fils unique/unique). Ne pas confondre automatiquement avec ‘engendré’ comme terme biologique : le sens est surtout l’unicité. Suivre l’usage du passage (amour de Dieu, envoi du Fils).
- Jn 3,16.18 — ‘Fils unique’ : don d’amour; indice : salut/foi. - Lc 7,12 / 8,42 / 9,38 — enfant unique : compassion; indice : veuve/père.
Registre relationnel et identité : unicité d’un enfant (fils unique) ou unicité du Fils (statut singulier). Souligne la valeur et l’amour (don du Fils unique).