🇬🇷

vieux — γηράσκω — gēraskō

Langue — NOYAU
Grec
Portion biblique
10. Jésus : les Évangiles
Versets clés (liste)

Jn 21,18; Jn 21,19

Strong (H####/G####) — NOYAU

G1095

Sens (principal)

Devenir vieux / être avancé en âge. Dans Jean 21,18, le mot sert à situer le temps où Pierre ne conduira plus lui-même son chemin, mais sera conduit par un autre.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la vieillesse peut être associée à la durée de vie, à la sagesse et à la fragilité. Mais Jn 21,18 n’utilise pas la vieillesse comme simple honneur social ou thème de sagesse. Le passage reprend plutôt une logique très concrète : le corps avance dans l’âge, la liberté de mouvement diminue, et le serviteur de Dieu reste appelé à la fidélité. L’arrière-plan biblique rappelle que la vie humaine est reçue de Dieu et que le chemin du juste peut rester un chemin d’obéissance jusqu’à la fin. Dans les récits bibliques, la vocation ne s’arrête pas seulement parce que l’âge avance : elle peut prendre une autre forme. Ici, Pierre ne choisira plus son chemin comme auparavant; pourtant cette conduite subie est interprétée comme une mort qui glorifie Dieu. La pensée biblique aide donc à lire la fragilité non comme absence de Dieu, mais comme un lieu où la fidélité peut encore rendre témoignage. Le mot de vie auprès de Dieu n’est pas une idéalisation de la souffrance. Il est plus sobre : le Seigneur connaît le chemin de son serviteur, y compris le temps où sa force diminuera. Le texte lie l’âge, la dépendance et la gloire de Dieu, non pour glorifier la perte d’autonomie, mais pour montrer que le disciple appartient au Seigneur jusqu’au bout.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

γηράσκω signifie vieillir, devenir vieux, entrer dans l’âge avancé. Le verbe ne décrit pas seulement un chiffre d’années ; il marque un processus corporel et temporel. Il faut donc le lire comme un mouvement : quelqu’un passe d’une vigueur plus grande à une condition où les forces, les possibilités et parfois l’autonomie changent. Dans Jean 21, le contraste entre jeunesse et vieillesse donne au verbe une portée narrative : l’âge devient le cadre d’une annonce sur la dépendance, la conduite par un autre et le chemin du témoignage. Le piège serait de réduire γηράσκω à une remarque biologique. Le mot sert aussi à situer l’existence dans le temps : la fidélité ne se joue pas seulement dans l’élan du début, mais aussi dans la durée, lorsque le corps et les choix sont moins maîtrisables. Le verbe ne méprise pas la vieillesse ; il nomme une étape réelle. Sa force vient du contraste avec les verbes d’action qui l’entourent : se ceindre, aller, étendre les mains. γηράσκω aide donc à lire la vulnérabilité du temps comme un lieu où la vocation reste concrète.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre “quand tu seras vieux” comme une remarque générale sur l’âge ou comme une réflexion psychologique sur le vieillissement. Le passage vise autre chose. Dans Jn 21,18, Jésus annonce à Pierre un futur précis : le contraste entre jeunesse et vieillesse sert à décrire le passage de l’autonomie à une conduite imposée. Le contresens serait de faire du mot γηράσκω une méditation abstraite sur la vieillesse, détachée de Pierre, de son appel et de Jn 21,19. La clarification est que le mot appartient à une parole prophétique : Pierre restauré est aussi Pierre appelé à suivre Jésus jusqu’à une mort qui glorifiera Dieu. Pour une lecture occidentale, le texte corrige aussi l’idée que la valeur d’une personne dépend de son contrôle ou de sa capacité à choisir son propre chemin. Ici, l’étape où Pierre ne contrôle plus tout n’est pas présentée comme une vie sans sens. Elle devient le lieu d’un témoignage. Il faut rester prudent : le texte ne romantise pas la perte d’autonomie et n’invite pas à chercher la souffrance. Il montre plutôt que Jésus connaît le chemin du disciple et que la fidélité peut demeurer même quand la liberté extérieure diminue. Le mot “vieux” doit donc être lu dans cette tension : réalité corporelle, dépendance future, et fidélité sous le regard du Seigneur.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 21,18, γηράσκω désigne le fait de devenir vieux, mais dans une parole prophétique : Pierre passera d’une autonomie de mouvement à une situation où il sera conduit par un autre.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre biographique et corporel : l’âge, la perte progressive d’autonomie, le passage d’une liberté de mouvement à une conduite subie. Dans Jn 21,18, ce registre devient narratif et prophétique : Jésus annonce le futur de Pierre en termes très concrets.

Notes prédicateur (optionnel)

Aperçu (très simple) - Mot : γηράσκω. - Idée centrale : devenir vieux, ici dans l’annonce du futur de Pierre. - Quand on se trompe : quand on transforme le mot en thème général sur la vieillesse sans suivre Jn 21,18–19. Pensée grecque - Le mot est pris dans un contraste : plus jeune / vieux. - Il introduit la perte d’autonomie annoncée à Pierre. Pensée hébraïque - La vie entière appartient à Dieu, y compris le temps de fragilité. - La fidélité peut glorifier Dieu jusqu’à la fin. Pensée moderne - Le texte corrige l’idée que seul le contrôle donne sens à la vie. - Il ne romantise pas la souffrance : il situe Pierre sous la parole de Jésus. Pièges à éviter - Faire une doctrine générale de la vieillesse à partir du mot seul. - Oublier Jn 21,19. Phrase prête à utiliser - « Ici, “devenir vieux” ne décrit pas seulement l’âge de Pierre : il introduit le chemin où sa fidélité glorifiera Dieu jusque dans la dépendance. »

Synonymes / proches (FR)

vieillir; devenir vieux; avancer en âge

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : “devenir vieux” comme simple indication d’âge. Option B : “vieillir” comme étape future où Pierre perdra l’autonomie décrite juste avant. Le co-texte de Jn 21,18 fait préférer l’option B : Jésus oppose “quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même” à “quand tu seras vieux… un autre te ceindra”. Le mot ne doit donc pas être isolé comme thème général de la vieillesse : il sert l’annonce du chemin futur de Pierre et de la mort par laquelle il glorifiera Dieu.

Pièges lexicaux

Ne pas faire du mot une méditation générale sur la vieillesse : le co-texte parle de Pierre, de son chemin futur et de la manière dont sa mort glorifiera Dieu.

À ne pas confondre avec…

νέος (jeune/nouveau) : contraste du passage avec “plus jeune”. Ne pas confondre avec un simple adjectif d’âge : ici c’est un verbe de devenir.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,18 — γηράσκω ne désigne pas seulement le fait de prendre de l’âge. Le contraste “quand tu étais plus jeune / quand tu seras vieux” met en scène le passage d’une autonomie à une dépendance : Pierre sera conduit par un autre. - Jn 21,19 — Le narrateur précise que cette parole indique par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. La vieillesse est donc incluse dans une annonce prophétique du chemin de disciple, et non dans une réflexion générale sur l’âge. - Miroir technique : quand le mot est lié à l’âge, vérifier s’il sert seulement à situer une étape de vie ou s’il porte une nuance de vulnérabilité, perte de maîtrise, accomplissement d’un destin, ou transmission. Ici, le co-texte impose la nuance vocationnelle : vieillir devient le cadre d’une fidélité qui va jusqu’à être mené là où l’on ne voudrait pas aller.

Champs sémantiques
Narratif
Sens (principal)

Devenir vieux / être avancé en âge. Dans Jean 21,18, le mot sert à situer le temps où Pierre ne conduira plus lui-même son chemin, mais sera conduit par un autre.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

γηράσκω signifie vieillir, devenir vieux, entrer dans l’âge avancé. Le verbe ne décrit pas seulement un chiffre d’années ; il marque un processus corporel et temporel. Il faut donc le lire comme un mouvement : quelqu’un passe d’une vigueur plus grande à une condition où les forces, les possibilités et parfois l’autonomie changent. Dans Jean 21, le contraste entre jeunesse et vieillesse donne au verbe une portée narrative : l’âge devient le cadre d’une annonce sur la dépendance, la conduite par un autre et le chemin du témoignage. Le piège serait de réduire γηράσκω à une remarque biologique. Le mot sert aussi à situer l’existence dans le temps : la fidélité ne se joue pas seulement dans l’élan du début, mais aussi dans la durée, lorsque le corps et les choix sont moins maîtrisables. Le verbe ne méprise pas la vieillesse ; il nomme une étape réelle. Sa force vient du contraste avec les verbes d’action qui l’entourent : se ceindre, aller, étendre les mains. γηράσκω aide donc à lire la vulnérabilité du temps comme un lieu où la vocation reste concrète.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la vieillesse peut être associée à la durée de vie, à la sagesse et à la fragilité. Mais Jn 21,18 n’utilise pas la vieillesse comme simple honneur social ou thème de sagesse. Le passage reprend plutôt une logique très concrète : le corps avance dans l’âge, la liberté de mouvement diminue, et le serviteur de Dieu reste appelé à la fidélité. L’arrière-plan biblique rappelle que la vie humaine est reçue de Dieu et que le chemin du juste peut rester un chemin d’obéissance jusqu’à la fin. Dans les récits bibliques, la vocation ne s’arrête pas seulement parce que l’âge avance : elle peut prendre une autre forme. Ici, Pierre ne choisira plus son chemin comme auparavant; pourtant cette conduite subie est interprétée comme une mort qui glorifie Dieu. La pensée biblique aide donc à lire la fragilité non comme absence de Dieu, mais comme un lieu où la fidélité peut encore rendre témoignage. Le mot de vie auprès de Dieu n’est pas une idéalisation de la souffrance. Il est plus sobre : le Seigneur connaît le chemin de son serviteur, y compris le temps où sa force diminuera. Le texte lie l’âge, la dépendance et la gloire de Dieu, non pour glorifier la perte d’autonomie, mais pour montrer que le disciple appartient au Seigneur jusqu’au bout.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre “quand tu seras vieux” comme une remarque générale sur l’âge ou comme une réflexion psychologique sur le vieillissement. Le passage vise autre chose. Dans Jn 21,18, Jésus annonce à Pierre un futur précis : le contraste entre jeunesse et vieillesse sert à décrire le passage de l’autonomie à une conduite imposée. Le contresens serait de faire du mot γηράσκω une méditation abstraite sur la vieillesse, détachée de Pierre, de son appel et de Jn 21,19. La clarification est que le mot appartient à une parole prophétique : Pierre restauré est aussi Pierre appelé à suivre Jésus jusqu’à une mort qui glorifiera Dieu. Pour une lecture occidentale, le texte corrige aussi l’idée que la valeur d’une personne dépend de son contrôle ou de sa capacité à choisir son propre chemin. Ici, l’étape où Pierre ne contrôle plus tout n’est pas présentée comme une vie sans sens. Elle devient le lieu d’un témoignage. Il faut rester prudent : le texte ne romantise pas la perte d’autonomie et n’invite pas à chercher la souffrance. Il montre plutôt que Jésus connaît le chemin du disciple et que la fidélité peut demeurer même quand la liberté extérieure diminue. Le mot “vieux” doit donc être lu dans cette tension : réalité corporelle, dépendance future, et fidélité sous le regard du Seigneur.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : devenir vieux / avancer en âge. Dans Jn 21,18, Jésus oppose le temps où Pierre se ceignait lui-même et le temps où, âgé, il sera conduit par un autre.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 21,18, γηράσκω désigne le fait de devenir vieux, mais dans une parole prophétique : Pierre passera d’une autonomie de mouvement à une situation où il sera conduit par un autre.

Pièges lexicaux

Ne pas faire du mot une méditation générale sur la vieillesse : le co-texte parle de Pierre, de son chemin futur et de la manière dont sa mort glorifiera Dieu.

Usage biblique (mini)

Dans Jn 21,18, sert à situer le futur de Pierre dans l’annonce de Jésus : un vieillissement lié à une perte d’autonomie et à une mort qui glorifiera Dieu.

Antonymes / contrastes (FR)

jeune; plus jeune; autonomie; se ceindre soi-même

Synonymes / proches (FR)

vieillir; devenir vieux; avancer en âge

À ne pas confondre avec…

νέος (jeune/nouveau) : contraste du passage avec “plus jeune”. Ne pas confondre avec un simple adjectif d’âge : ici c’est un verbe de devenir.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

gê-ras-kô (approx.)

Translit. — NOYAU

gēraskō

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : “devenir vieux” comme simple indication d’âge. Option B : “vieillir” comme étape future où Pierre perdra l’autonomie décrite juste avant. Le co-texte de Jn 21,18 fait préférer l’option B : Jésus oppose “quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même” à “quand tu seras vieux… un autre te ceindra”. Le mot ne doit donc pas être isolé comme thème général de la vieillesse : il sert l’annonce du chemin futur de Pierre et de la mort par laquelle il glorifiera Dieu.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,18 — γηράσκω ne désigne pas seulement le fait de prendre de l’âge. Le contraste “quand tu étais plus jeune / quand tu seras vieux” met en scène le passage d’une autonomie à une dépendance : Pierre sera conduit par un autre. - Jn 21,19 — Le narrateur précise que cette parole indique par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. La vieillesse est donc incluse dans une annonce prophétique du chemin de disciple, et non dans une réflexion générale sur l’âge. - Miroir technique : quand le mot est lié à l’âge, vérifier s’il sert seulement à situer une étape de vie ou s’il porte une nuance de vulnérabilité, perte de maîtrise, accomplissement d’un destin, ou transmission. Ici, le co-texte impose la nuance vocationnelle : vieillir devient le cadre d’une fidélité qui va jusqu’à être mené là où l’on ne voudrait pas aller.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre biographique et corporel : l’âge, la perte progressive d’autonomie, le passage d’une liberté de mouvement à une conduite subie. Dans Jn 21,18, ce registre devient narratif et prophétique : Jésus annonce le futur de Pierre en termes très concrets.