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vieux — γηράσκω — gēraskō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Devenir vieux / être avancé en âge. Dans Jean 21,18, le mot sert à situer le temps où Pierre ne conduira plus lui-même son chemin, mais sera conduit par un autre.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

γηράσκω signifie vieillir, devenir vieux, entrer dans l’âge avancé. Le verbe ne décrit pas seulement un chiffre d’années ; il marque un processus corporel et temporel. Il faut donc le lire comme un mouvement : quelqu’un passe d’une vigueur plus grande à une condition où les forces, les possibilités et parfois l’autonomie changent. Dans Jean 21, le contraste entre jeunesse et vieillesse donne au verbe une portée narrative : l’âge devient le cadre d’une annonce sur la dépendance, la conduite par un autre et le chemin du témoignage. Le piège serait de réduire γηράσκω à une remarque biologique. Le mot sert aussi à situer l’existence dans le temps : la fidélité ne se joue pas seulement dans l’élan du début, mais aussi dans la durée, lorsque le corps et les choix sont moins maîtrisables. Le verbe ne méprise pas la vieillesse ; il nomme une étape réelle. Sa force vient du contraste avec les verbes d’action qui l’entourent : se ceindre, aller, étendre les mains. γηράσκω aide donc à lire la vulnérabilité du temps comme un lieu où la vocation reste concrète.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la vieillesse peut être associée à la durée de vie, à la sagesse et à la fragilité. Mais Jn 21,18 n’utilise pas la vieillesse comme simple honneur social ou thème de sagesse. Le passage reprend plutôt une logique très concrète : le corps avance dans l’âge, la liberté de mouvement diminue, et le serviteur de Dieu reste appelé à la fidélité. L’arrière-plan biblique rappelle que la vie humaine est reçue de Dieu et que le chemin du juste peut rester un chemin d’obéissance jusqu’à la fin. Dans les récits bibliques, la vocation ne s’arrête pas seulement parce que l’âge avance : elle peut prendre une autre forme. Ici, Pierre ne choisira plus son chemin comme auparavant; pourtant cette conduite subie est interprétée comme une mort qui glorifie Dieu. La pensée biblique aide donc à lire la fragilité non comme absence de Dieu, mais comme un lieu où la fidélité peut encore rendre témoignage. Le mot de vie auprès de Dieu n’est pas une idéalisation de la souffrance. Il est plus sobre : le Seigneur connaît le chemin de son serviteur, y compris le temps où sa force diminuera. Le texte lie l’âge, la dépendance et la gloire de Dieu, non pour glorifier la perte d’autonomie, mais pour montrer que le disciple appartient au Seigneur jusqu’au bout.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre “quand tu seras vieux” comme une remarque générale sur l’âge ou comme une réflexion psychologique sur le vieillissement. Le passage vise autre chose. Dans Jn 21,18, Jésus annonce à Pierre un futur précis : le contraste entre jeunesse et vieillesse sert à décrire le passage de l’autonomie à une conduite imposée. Le contresens serait de faire du mot γηράσκω une méditation abstraite sur la vieillesse, détachée de Pierre, de son appel et de Jn 21,19. La clarification est que le mot appartient à une parole prophétique : Pierre restauré est aussi Pierre appelé à suivre Jésus jusqu’à une mort qui glorifiera Dieu. Pour une lecture occidentale, le texte corrige aussi l’idée que la valeur d’une personne dépend de son contrôle ou de sa capacité à choisir son propre chemin. Ici, l’étape où Pierre ne contrôle plus tout n’est pas présentée comme une vie sans sens. Elle devient le lieu d’un témoignage. Il faut rester prudent : le texte ne romantise pas la perte d’autonomie et n’invite pas à chercher la souffrance. Il montre plutôt que Jésus connaît le chemin du disciple et que la fidélité peut demeurer même quand la liberté extérieure diminue. Le mot “vieux” doit donc être lu dans cette tension : réalité corporelle, dépendance future, et fidélité sous le regard du Seigneur.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : devenir vieux / avancer en âge. Dans Jn 21,18, Jésus oppose le temps où Pierre se ceignait lui-même et le temps où, âgé, il sera conduit par un autre.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 21,18, γηράσκω désigne le fait de devenir vieux, mais dans une parole prophétique : Pierre passera d’une autonomie de mouvement à une situation où il sera conduit par un autre.

Pièges lexicaux

Ne pas faire du mot une méditation générale sur la vieillesse : le co-texte parle de Pierre, de son chemin futur et de la manière dont sa mort glorifiera Dieu.

Usage biblique (mini)

Dans Jn 21,18, sert à situer le futur de Pierre dans l’annonce de Jésus : un vieillissement lié à une perte d’autonomie et à une mort qui glorifiera Dieu.

Antonymes / contrastes (FR)

jeune; plus jeune; autonomie; se ceindre soi-même

Synonymes / proches (FR)

vieillir; devenir vieux; avancer en âge

À ne pas confondre avec…

νέος (jeune/nouveau) : contraste du passage avec “plus jeune”. Ne pas confondre avec un simple adjectif d’âge : ici c’est un verbe de devenir.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

vieux

Versets clés (liste)

Jn 21,18; Jn 21,19

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1095

Lemme / racine (optionnel)

γηράσκω

Prononciation — (aide remplissage)

gê-ras-kô (approx.)

Translit. — NOYAU

gēraskō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Narratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : “devenir vieux” comme simple indication d’âge. Option B : “vieillir” comme étape future où Pierre perdra l’autonomie décrite juste avant. Le co-texte de Jn 21,18 fait préférer l’option B : Jésus oppose “quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même” à “quand tu seras vieux… un autre te ceindra”. Le mot ne doit donc pas être isolé comme thème général de la vieillesse : il sert l’annonce du chemin futur de Pierre et de la mort par laquelle il glorifiera Dieu.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,18 — γηράσκω ne désigne pas seulement le fait de prendre de l’âge. Le contraste “quand tu étais plus jeune / quand tu seras vieux” met en scène le passage d’une autonomie à une dépendance : Pierre sera conduit par un autre. - Jn 21,19 — Le narrateur précise que cette parole indique par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. La vieillesse est donc incluse dans une annonce prophétique du chemin de disciple, et non dans une réflexion générale sur l’âge. - Miroir technique : quand le mot est lié à l’âge, vérifier s’il sert seulement à situer une étape de vie ou s’il porte une nuance de vulnérabilité, perte de maîtrise, accomplissement d’un destin, ou transmission. Ici, le co-texte impose la nuance vocationnelle : vieillir devient le cadre d’une fidélité qui va jusqu’à être mené là où l’on ne voudrait pas aller.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre biographique et corporel : l’âge, la perte progressive d’autonomie, le passage d’une liberté de mouvement à une conduite subie. Dans Jn 21,18, ce registre devient narratif et prophétique : Jésus annonce le futur de Pierre en termes très concrets.