Repères automatiques — Ge 3,21; Ge 27,15; Ge 27,16; Ge 28,20; Ge 38,19; Ge 41,42; Ex 28,41; Ex 29,5; Ex 29,8; Ex 29,30; Ex 40,13; Ex 40,14; Lv 6,3; Lv 6,4; Lv 8,7; Lv 8,13; Lv 16,4; Lv 16,23; Lv 16,24; Lv 16,32
H3847
Mettre un vêtement
Revêtir inscrit le vêtement dans les gestes de la vie : quelqu’un couvre son corps ou reçoit d’un autre les habits qu’il portera. La matière touche la personne, tandis que le choix du vêtement peut rendre visible une place, une fonction ou une préparation particulière. Maison, palais et sanctuaire offrent ainsi des cadres différents pour une même action corporelle. En Genèse 3,21, Dieu fournit une couverture concrète à l’homme et à la femme. Les habits sacerdotaux relient autrement le fait d’être vêtu à un service prescrit devant Dieu. Ces appuis montrent que la portée du geste naît de celui qui habille, de ce qui est porté et de la situation où la personne se présente. L’honneur peut être rendu visible par un vêtement, mais l’apparence peut aussi servir une tromperie, comme dans le récit de Jacob. Revêtir garde donc ensemble corps, relation et visibilité sociale. Chaque contexte indique sa fonction; les détails du service sacerdotal ne deviennent pas le sens de tous les vêtements.
Revêtir établit un rapport entre une personne, un vêtement et une fonction visible. Le geste commence par couvrir le corps, mais le choix de l'habit peut ensuite modifier la manière dont la personne est reconnue. Les vêtements de Jacob servent à le faire passer pour Ésaü; ceux de Joseph manifestent l'autorité reçue; ceux des prêtres correspondent au service qui leur est confié. Il faut donc distinguer trois niveaux: l'action matérielle de mettre, l'apparence produite et le rôle que le contexte associe à cette apparence. Aucun de ces niveaux ne suffit seul. Un vêtement peut protéger sans conférer une charge, et un habit officiel ne rend pas automatiquement digne de sa fonction. Lorsque Dieu revêt Adam et sa femme, l'initiative divine répond à leur nudité par une couverture concrète. Dans les prescriptions sacerdotales, l'ordre des vêtements appartient à une consécration réglée. Revêtir organise ainsi le passage du corps découvert à une personne couverte, identifiable et préparée pour une situation précise.
Aujourd'hui, revêtir peut sembler un verbe soutenu qui signifie simplement s'habiller. Ce sens est juste, mais les textes bibliques lui donnent souvent une précision sociale ou rituelle que le lecteur risque de négliger. Un uniforme moderne aide à comprendre qu'un vêtement rend une fonction visible, sans prouver à lui seul la qualité intérieure de celui qui le porte. Dans Genèse, les habits peuvent protéger ou tromper; dans l'histoire de Joseph, ils signalent un rang; dans la loi sacerdotale, ils appartiennent à un service déterminé. Il serait donc excessif de transformer chaque vêtement en symbole spirituel caché. Il serait également réducteur de n'y voir qu'un détail décoratif. Le verbe décrit une action corporelle dont le contexte explique la portée. Il peut être transitif, lorsqu'une personne en revêt une autre, ou concerner celui qui met ses habits. La clarification moderne consiste à tenir ensemble matière, visibilité et fonction, sans confondre apparence extérieure et réalité morale.
Le geste se déroule dans la maison lorsqu'on couvre ou déguise, au palais lorsqu'un rang est publiquement accordé, et au sanctuaire lorsque les prêtres sont préparés. Tissus, robes, tuniques, ceintures et vêtements de lin rendent l'action visible. Changer d'habit peut marquer un changement de tâche ou de statut. Les mains ajustent les pièces, et le regard public reconnaît alors apparence ou charge.
habiller; couvrir; mettre un habit
Ne tirer une valeur symbolique que des éléments explicitement liés au vêtement dans le passage; préserver l'action matérielle et la fonction historique décrite. Les détails sacerdotaux ne doivent pas être généralisés aux vêtements ordinaires.
Le vêtement ne symbolise pas automatiquement un état spirituel. Il peut protéger, tromper, signaler un rang ou équiper un prêtre selon le contexte précis. Une tenue riche n'atteste pas nécessairement une conduite honorable.
À ne pas confondre avec couvrir au sens général: revêtir implique normalement un vêtement porté par une personne ou placé sur elle.
Lavash signifie se vêtir ou revêtir quelqu'un. Le sujet peut mettre ses propres habits ou en faire porter à autrui. Les compléments précisent vêtements ordinaires, habits riches, tenue royale ou vêtements sacerdotaux. Le contexte peut aussi employer le geste dans un langage figuré, mais celui-ci doit être attesté. Le verbe peut accompagner langage d'honneur ou figures poétiques lorsque le texte les construit.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée hébraïque
Dans les récits bibliques, revêtir se voit dans la maison, au palais et au sanctuaire. Dieu fait des robes de peau et en couvre l'homme et la femme. Rébecca prend les habits d'Ésaü et en revêt Jacob, tandis que les peaux placées sur ses mains complètent la tromperie. Pharaon donne à Joseph des vêtements qui rendent son nouveau rang visible. Pour Aaron et ses fils, tunique, ceinture et autres pièces sont posées selon un ordre, avant le service devant Dieu. Le prêtre change aussi de vêtements selon les actes accomplis, notamment au jour des expiations. Le vêtement touche donc le corps, mais il parle également de relation: quelqu'un habille, quelqu'un reçoit, une communauté reconnaît une place. La Bible n'idéalise pas l'apparence, puisqu'un habit peut aussi dissimuler l'identité. Revêtir demande de regarder qui fournit le vêtement, pourquoi il est porté et devant qui la personne se présente. Chaque pièce correspond à un geste prescrit.
Motif : Recentrage positif sur le sens général et distinction des emplois, avec un angle propre au champ. Nombre de mots : 153 → 164.