Interprétation, explication, traduction d’un discours ou d’une langue.
διερμηνεία désigne l’interprétation, l’explication ou la traduction qui rend une parole compréhensible. Le mot suppose un passage : quelque chose est exprimé, mais doit être rendu clair pour ceux qui l’entendent. Dans 1 Corinthiens 12, Paul l’emploie avec les « diversités de langues ». La logique du terme est donc communicationnelle. Une parole qui demeure incomprise ne sert pas pleinement l’assemblée ; elle a besoin d’être interprétée pour devenir intelligible. διερμηνεία n’est pas une opinion libre ni une impression vague. C’est une mise en sens : ce qui était opaque devient accessible. Dans la structure du chapitre, le don d’interprétation appartient à la diversité des manifestations de l’Esprit. Il n’existe pas pour produire un effet spectaculaire, mais pour servir l’utilité commune. Le mot anticipe aussi les préoccupations de 1 Corinthiens 14, où Paul insiste sur l’édification par une parole comprise. διερμηνεία montre que l’Esprit ne valorise pas la confusion. Il peut donner des langues, mais il donne aussi ce qui permet à l’Église de comprendre. Le terme rappelle que la révélation reçue dans l’assemblée doit viser la clarté, l’ordre et l’édification du corps.
L’arrière-plan biblique accorde une grande place à la parole comprise. Dieu parle pour être entendu, gardé et transmis. La loi est lue au peuple, expliquée, répétée aux enfants. Dans Néhémie, les lecteurs donnent le sens afin que le peuple comprenne ce qui est lu. Cette logique éclaire διερμηνεία : la parole ne doit pas rester un son impressionnant ; elle doit devenir intelligible pour nourrir le peuple de Dieu. Dans l’Ancien Testament, l’incompréhension peut disperser, comme à Babel, tandis que la parole claire rassemble autour de Dieu. Le mot de vie est donc : Dieu ne cherche pas seulement à étonner, il veut faire comprendre. Dans 1 Corinthiens 12, l’interprétation des langues sert cette même orientation. Pour un lecteur moderne, cela corrige une fascination pour le mystérieux. La Bible respecte le mystère de Dieu, mais elle valorise aussi l’intelligence de la foi. Une parole donnée dans l’assemblée doit édifier, instruire et conduire à Dieu. διερμηνεία rappelle que la clarté est un service spirituel. Expliquer, traduire, rendre accessible n’abaisse pas la parole ; cela permet au peuple de la recevoir. L’Esprit travaille donc aussi par la compréhension partagée.
Aujourd’hui, le mot « interprétation » peut évoquer une lecture personnelle, psychologique ou subjective : chacun aurait « son interprétation ». διερμηνεία, dans 1 Corinthiens 12, est plus concret. Il s’agit de rendre compréhensible une langue ou une parole qui, sans cela, resterait obscure pour l’assemblée. Le terme protège contre deux erreurs. La première serait de valoriser l’incompréhensible parce qu’il paraît plus spirituel. Paul montre au contraire que l’Esprit donne aussi l’interprétation, c’est-à-dire la clarté. La seconde erreur serait de confondre interprétation et invention. Interpréter, ici, ce n’est pas ajouter une idée personnelle ; c’est transmettre le sens pour que d’autres comprennent. Pour aujourd’hui, le mot est précieux dans une culture saturée de discours. L’Église a besoin de paroles intelligibles, fidèles et utiles. Un don qui impressionne mais n’édifie pas manque sa finalité communautaire. διερμηνεία rappelle que la compréhension est une forme de service. Rendre clair, expliquer justement, traduire avec soin, c’est participer à l’édification du corps. Le mot recentre la spiritualité sur l’utilité commune : si une parole est donnée, elle doit pouvoir être reçue. L’Esprit ne méprise pas l’intelligence ; il l’emploie pour construire l’Église.
Nom : interprétation. Dans 1 Co 12, concerne l’explication des langues afin que la parole soit comprise par l’assemblée.
Dans 1 Co 12, διερμηνεία désigne l’interprétation des langues, afin que ce qui est dit devienne intelligible et utile pour l’assemblée.
Ne pas confondre avec une opinion subjective : dans 1 Co 12, il s’agit de rendre intelligible une langue ou une parole pour l’édification.
Dans 1 Co 12, désigne le don qui rend compréhensibles les langues dans l’assemblée.
confusion; obscurité; incompréhension
interprétation; explication; traduction; clarification
Ne pas confondre avec une interprétation subjective du passage biblique : ici, le mot concerne l’explication ou traduction d’une langue exprimée.
interprétation
1 Co 12,10; 1 Co 14,5; 1 Co 14,13
G1329
διερμηνεύω (expliquer, interpréter)
di-er-mé-néi-a
diermēneia
Dans 1 Co 12, ne pas comprendre l’interprétation comme opinion personnelle libre. Le co-texte des langues et de l’édification demande une parole rendue intelligible à l’Église.
1 Co 12,10 : interprétation des langues, liée à la compréhension communautaire et à l’ordre du culte.
Registre communicationnel et ecclésial : le mot concerne le passage d’une parole non comprise à une parole intelligible. Dans l’assemblée, l’interprétation sert l’édification commune plutôt que l’effet spectaculaire.