Moab : appel à chercher refuge, puis jugement annoncé
Es 16,1–5 — Refuge : trône établi par la bonté
¹ Envoyez les agneaux du souverain du pays, de Séla, dans le désert, à la montagne de la fille de Sion. ² Comme des oiseaux volant çà et là, comme une nichée effarouchée, ainsi seront les filles de Moab aux passages de l'Arnon. ³ Prenez conseil, intercédez. Étends en plein jour ton ombre, pareille à la nuit; cache les bannis, ne décèle pas les fugitifs! ⁴ Que les bannis de Moab séjournent chez toi! Sois pour eux une retraite devant le dévastateur! Car l'oppression a cessé, la dévastation a pris fin; ceux qui foulaient le pays ont disparu. ⁵ Car un trône sera établi par la clémence; et sur ce trône siégera avec fidélité, dans la tente de David, un juge ami du droit, prompt à faire justice.
Es 16,6–14 — Orgueil de Moab : lamentation et fin annoncée
⁶ Nous avons entendu l'orgueil de Moab, le peuple très orgueilleux, sa fierté, son orgueil et son insolence, et son vain parler. ⁷ Que Moab gémisse donc sur Moab; que tout y gémisse! Sur les ruines de Kir-Haréseth, lamentez-vous, tout abattus! ⁸ Car les champs de Hesbon et le vignoble de Sibma languissent; les maîtres des nations ont brisé ses meilleurs ceps, qui s'étendaient jusqu'à Jaezer, qui erraient dans le désert, et dont les jets allaient se répandre à travers la mer. ⁹ Aussi je pleure sur le vignoble de Sibma, comme sur Jaezer; je vous arrose de mes larmes, Hesbon et Élealé! Parce que le cri de guerre fond sur vos fruits et sur vos moissons. ¹⁰ La joie et l'allégresse ont disparu des vergers; dans les vignes plus de chants, plus de cris de joie; plus de vendangeur qui foule le vin dans les cuves! J'ai fait cesser les cris joyeux. ¹¹ Aussi ma poitrine soupire sur Moab comme une harpe, et mon cœur sur Kir-Hérès. ¹² Et quand Moab se présentera et se fatiguera sur les hauts lieux, quand il entrera au sanctuaire pour prier, il ne pourra rien obtenir. ¹³ Telle est la parole que l'Éternel a prononcée dès longtemps sur Moab. ¹⁴ Et maintenant l'Éternel a parlé, disant: Dans trois ans, tels que sont les ans d'un mercenaire, la gloire de Moab tombera dans le mépris, avec toute cette grande multitude; et ce qui en restera sera très petit, et peu considérable.