Prendre part avec quelqu’un, participer en communion.
Le verbe συγκοινωνέω signifie participer avec, communier avec, prendre part à une réalité en association avec d’autres. Sa structure unit σύν, « avec », et κοινωνέω, partager ou participer. Le mot ne désigne donc pas une simple proximité extérieure ; il parle d’une participation commune. Pour enrichir la compréhension, il faut entendre la force du « avec ». Participer avec quelqu’un, c’est être impliqué dans une même réalité, qu’il s’agisse d’une œuvre, d’une souffrance, d’un soutien, d’une grâce ou d’une responsabilité. συγκοινωνέω implique un lien plus profond qu’une observation à distance. Il peut désigner une solidarité active, une communion concrète, une part réellement prise. Le mot invite à demander : à quoi participe-t-on ? avec qui ? avec quelles conséquences ? Sa richesse vient de l’idée que certaines réalités ne se vivent pas seules. Prendre part avec d’autres crée une responsabilité partagée. συγκοινωνέω nomme donc une communion en acte, où le lien se manifeste par une participation réelle et non seulement par une sympathie déclarée.
Dans la Bible, la communion n’est pas seulement sentiment d’unité. Elle se manifeste par le partage, l’alliance, la solidarité, le soutien concret et la participation à une même histoire. συγκοινωνέω peut être éclairé par cette sensibilité biblique. Le peuple partage les fêtes, les douleurs, les responsabilités, les bénédictions et les conséquences de ses choix. Pour un lecteur occidental moderne, souvent marqué par l’individualisme, ce mot rappelle que participer avec d’autres engage réellement. On ne peut pas toujours rester spectateur bienveillant ; la communion demande parfois de prendre part. La pensée hébraïque valorise la solidarité incarnée : porter avec, donner avec, souffrir avec, servir avec. Le mot invite donc à discerner les communions que l’on choisit. Participer avec quelqu’un peut édifier, mais peut aussi associer à ce qui est mauvais selon l’objet de la participation. συγκοινωνέω est ainsi un mot de responsabilité communautaire. Il rappelle que la vie devant Dieu se vit dans des liens où les parts sont partagées, et où la fidélité se manifeste par une implication concrète.
Pour un lecteur moderne, συγκοινωνέω peut être compris comme participer réellement avec d’autres. Dans nos sociétés, il est facile d’exprimer une solidarité de loin : approuver, aimer, commenter, se dire d’accord. Le mot grec va plus loin. Il parle d’une part prise dans la même réalité. Participer avec, c’est être engagé, concerné, associé. Pour enrichir la compréhension, il faut distinguer sympathie et communion active. La sympathie peut rester émotionnelle ; συγκοινωνέω implique une implication. On partage un poids, une cause, une ressource, une souffrance ou une responsabilité. Le mot est donc très utile pour penser les relations et les engagements. Il pose aussi une question éthique : à quoi est-ce que je m’associe ? Certaines participations honorent la vérité et l’amour ; d’autres compromettent. Dans une culture de réseaux, où les associations sont nombreuses mais parfois superficielles, συγκοινωνέω rappelle que la vraie communion se reconnaît à la part réellement prise. Elle n’est pas seulement être proche, mais entrer dans une participation commune.
Le mot décrit une participation partagée avec d’autres. Il ne s’agit pas seulement d’être proche, mais de prendre part concrètement à une œuvre, une situation ou un besoin.
Dans la péricope reliée, le mot désigne une participation réelle à la situation ou au service d’autrui. Le sens réel est relationnel et pratique : la communion se manifeste par une prise de part concrète.
Éviter de réduire la communion à une idée abstraite. Le verbe souligne une prise de part visible et responsable.
Usage communautaire et ministériel. Il montre que la communion biblique n’est pas seulement sentiment ou accord intérieur, mais partage effectif dans le service, les besoins ou la mission.
se désolidariser ; refuser de participer ; se retirer ; rester étranger
participer ; prendre part ; communier avec ; partager ; s’associer
Ne pas confondre avec une simple sympathie. Le mot implique une participation concrète et assumée.
prendre part
G4790
σύν + κοινωνέω : partager avec, participer en commun.
sun-koï-nô-né-ô
synkoinōneō
Le co-texte doit préciser avec qui la communion est partagée et à quoi elle participe. Option A : simple association extérieure ; Option B : participation réelle à une même réalité, joie, souffrance, œuvre ou grâce. L’indice décisif est l’objet de la communion et les personnes associées. Ne pas confondre communion avec sympathie vague : le mot désigne une participation commune identifiable.
Exprime le fait de prendre part avec quelqu’un, de partager une communion active. En contexte, le mot souligne une participation concrète aux besoins, au service ou à l’œuvre de l’Évangile.
Domaine relationnel, communautaire et pratique. Le mot active l’univers de la participation, du partage, du soutien et de la communion vécue.