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faiblir — ἐκκακέω — ekkakeō

Sens (principal)

Se lasser, perdre courage, faiblir.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe ἐκκακέω signifie se lasser, perdre courage, faiblir intérieurement. Sa logique porte sur l’affaissement de l’élan. Il ne décrit pas seulement une fatigue physique ; il touche la disposition à continuer. Le préfixe ἐκ peut suggérer une sortie ou un épuisement : la force intérieure semble se vider. Le mot met donc en scène une tension entre la durée d’un effort et la tentation d’abandonner. Pour enrichir la compréhension, il faut distinguer ἐκκακέω d’une simple pause nécessaire. Se lasser ici signifie perdre courage au point de relâcher ce qui devait être poursuivi. Le terme parle d’une fatigue morale, spirituelle ou vocationnelle. Il suppose que le bien peut demander du temps, et que le temps éprouve le cœur. ἐκκακέω nomme ce moment où l’on n’est pas forcément opposé au bien, mais où l’on n’a plus la force de le continuer. Sa valeur est très humaine : il reconnaît que la persévérance n’est pas automatique. Le mot invite à comprendre la fatigue comme un lieu de vigilance et de renouvellement.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la pensée biblique, marcher avec Dieu implique souvent durée, attente et persévérance. Le peuple fatigue au désert, les justes crient dans l’épreuve, les serviteurs peuvent se décourager. ἐκκακέω peut être éclairé par cette réalité du chemin. La Bible ne présente pas la foi comme une énergie constante et facile ; elle connaît le risque de se lasser. Mais elle appelle aussi à recevoir une force renouvelée. Pour un lecteur occidental moderne, souvent habitué à l’immédiateté, ce mot rappelle que le bien demande parfois une longue fidélité. La lassitude n’est pas seulement un problème d’organisation ; elle peut devenir une épreuve du cœur. La pensée hébraïque valorise l’endurance parce que Dieu agit dans le temps. Ne pas se lasser, c’est demeurer dans le chemin même quand le fruit n’est pas immédiat. ἐκκακέω met donc en lumière le danger de quitter trop tôt. Il invite à chercher la source qui permet de continuer sans s’endurcir. Le mot parle d’une fatigue réelle, mais aussi d’une espérance : ce qui faiblit peut être relevé par Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, ἐκκακέω peut être rapproché du découragement profond. Il ne s’agit pas seulement d’être fatigué après un effort, mais de sentir que l’élan intérieur se retire. On peut encore croire que quelque chose est bon, tout en ne voyant plus comment continuer. Le mot grec aide à nommer cette zone fragile entre fatigue et abandon. Dans nos sociétés, on parle souvent d’épuisement, de démotivation ou de perte de sens. ἐκκακέω rejoint ces expériences, mais avec une nuance morale et spirituelle : il concerne la persévérance dans ce qui mérite d’être poursuivi. Pour enrichir la compréhension, il faut éviter deux erreurs. La première serait de culpabiliser toute fatigue. La seconde serait de banaliser le découragement jusqu’à abandonner ce qui est juste. Le mot invite à discerner ce qui se passe quand l’âme se vide. A-t-elle besoin de repos, de soutien, de renouvellement, de patience ? ἐκκακέω rappelle que la fidélité n’est pas seulement décision initiale ; elle demande une force entretenue dans la durée.

Courte description — (aide remplissage)

Le mot décrit le découragement ou la fatigue intérieure devant l’effort. Il vise une perte de courage qui menace la persévérance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans les péricopes reliées, le mot avertit contre l’abandon de la fidélité. Le sens réel est de ne pas laisser la lassitude interrompre le bien, la prière ou la marche attendue.

Pièges lexicaux

Éviter de culpabiliser toute faiblesse. Le co-texte encourage à ne pas renoncer, non à nier l’épreuve réelle.

Usage biblique (mini)

Le terme apparaît dans des contextes de persévérance. Il sert à soutenir les croyants lorsque le fruit tarde ou que l’épreuve rend le chemin pesant.

Antonymes / contrastes (FR)

persévérer ; tenir bon ; reprendre courage ; continuer

Synonymes / proches (FR)

se lasser ; se décourager ; faiblir ; perdre courage ; abandonner

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre avec une simple fatigue passagère. Le mot vise une lassitude qui menace l’obéissance ou la persévérance.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

se lasser

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1573

Lemme / racine (optionnel)

ἐκ + κακός / κακέω : se laisser gagner par le mal-être, perdre courage.

Prononciation — (aide remplissage)

ek-ka-ké-ô

Translit. — NOYAU

ekkakeō

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte doit préciser ce qui provoque le découragement : souffrance, durée, opposition, fatigue ou absence de fruit visible. Option A : faiblesse momentanée ; Option B : abandon intérieur qui menace la persévérance. L’indice décisif est le contraste avec continuer, ne pas perdre courage ou attendre le fruit. Ne pas utiliser le mot pour condamner toute fatigue : il vise le glissement vers l’abandon.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Signifie se décourager, faiblir ou perdre courage dans l’effort. En contexte, le terme encourage à persévérer malgré la fatigue, l’attente ou l’opposition.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine de l’endurance, du service et de la vie intérieure. Le mot active l’univers de la fatigue, du découragement et de la persévérance nécessaire.