🔎

mordre — δάκνω — daknō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Mordre, blesser par agressivité.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe δάκνω signifie mordre. Sa force vient de son caractère concret : il décrit l’action des dents qui saisissent, coupent ou blessent. Mais le mot peut aussi être employé figurément pour parler d’une agressivité relationnelle. La pensée grecque du terme garde alors l’image du corps : une parole, une attitude ou une rivalité peut fonctionner comme une morsure. Elle n’est pas seulement désagréable ; elle entame l’autre, le blesse, le fait réagir. δάκνω indique une action courte, vive, parfois répétée, qui produit une atteinte réelle. Pour enrichir la compréhension, il faut éviter de le réduire à une simple dispute. Mordre, c’est utiliser la proximité pour blesser. Les dents appartiennent à la bouche ; figurément, le mot peut donc évoquer une parole devenue offensive. Il porte une nuance d’agressivité instinctive, presque animale, lorsque la relation se dégrade. δάκνω aide à comprendre comment une communauté ou une relation peut se détruire non seulement par grands actes, mais par petites morsures répétées qui ouvrent la chair de la confiance.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans la pensée biblique, la bouche est un lieu de vie ou de mort. Elle peut bénir, instruire, consoler, mais aussi dévorer, accuser, blesser. Le mot δάκνω, avec son image de morsure, rejoint cette sensibilité très concrète. La Bible ne sépare pas la parole du corps : une parole peut frapper, percer, écraser ou nourrir. Mordre évoque une relation devenue dangereuse, où l’autre n’est plus accueilli comme prochain, mais traité comme proie ou adversaire. Pour un lecteur occidental moderne, cette image aide à sortir d’une vision abstraite du conflit. Les tensions communautaires ne sont pas seulement des désaccords d’idées ; elles peuvent devenir des gestes de morsure, où chacun cherche à prendre un morceau de l’autre. La sagesse biblique invite à garder la bouche, parce qu’elle révèle le cœur. δάκνω rappelle que la violence commence parfois dans des paroles brèves, piquantes, répétées. Le mot devient un appel à discerner si notre manière de parler nourrit la vie ou déchire la relation. Dans l’univers biblique, la paix se construit aussi par une bouche guérie.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, δάκνω peut être compris comme une image puissante des micro-agressions relationnelles. Mordre n’est pas forcément tuer ; c’est blesser par contact. Une remarque sarcastique, une attaque rapide, une critique destinée à humilier peut fonctionner comme une morsure. Le mot aide à nommer une agressivité qui se manifeste dans la parole et dans les interactions quotidiennes. Il ne faut pas le réduire à une métaphore légère. Une morsure laisse une trace, déclenche une défense, peut transmettre une infection symbolique dans la relation. Dans nos cadres contemporains, beaucoup de conflits s’aggravent parce que les personnes ne se frappent pas ouvertement, mais se mordent continuellement par insinuations, rivalités et paroles dures. δάκνω enrichit donc la compréhension de la violence relationnelle : elle peut être brève, précise, répétée. Le mot invite à observer non seulement les grands conflits, mais les gestes verbaux qui entament la confiance. Il rappelle aussi que la bouche peut devenir un instrument de blessure lorsqu’elle n’est plus gouvernée par la paix, la vérité et la maîtrise de soi.

Courte description — (aide remplissage)

Le mot désigne l’acte de mordre. Employé figurément, il décrit des relations agressives où les personnes se blessent et se détruisent mutuellement.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans la péricope reliée, le mot dénonce une dynamique communautaire où les croyants se mordent et se dévorent. Le sens réel est relationnel : une agressivité interne contraire à l’amour et à la conduite par l’Esprit.

Pièges lexicaux

Éviter d’adoucir l’image. Le choix du mot montre la gravité de relations qui deviennent destructrices.

Usage biblique (mini)

Le terme sert ici à peindre fortement les effets du conflit. Il aide à comprendre que la liberté chrétienne ne doit pas devenir une occasion de destruction mutuelle.

Antonymes / contrastes (FR)

aimer ; servir ; édifier ; apaiser ; protéger

Synonymes / proches (FR)

mordre ; blesser ; attaquer ; déchirer ; agresser

À ne pas confondre avec…

Ne pas lire le mot uniquement au sens animal ou physique. Le contexte peut l’utiliser comme image des conflits humains.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

mordre

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1143

Lemme / racine (optionnel)

δάκνω : mordre, saisir avec les dents ; par extension blesser agressivement.

Prononciation — (aide remplissage)

dak-nô

Translit. — NOYAU

daknō

Vérifiable
Champs sémantiques
Péché
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte doit préciser si l’image de mordre désigne une attaque physique, verbale ou relationnelle. Option A : morsure littérale ; Option B : agressivité destructrice entre personnes. L’indice décisif est le voisinage avec des verbes comme dévorer, consumer, servir ou aimer. Ne pas isoler le mot comme simple image forte : il sert à décrire une dynamique de blessure réciproque dans son contexte.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Désigne l’acte de mordre, souvent dans une image relationnelle agressive. En contexte, le mot évoque des tensions destructrices où la communauté se blesse elle-même.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine relationnel et conflictuel. Le mot active l’univers de la morsure, de la blessure et de l’agressivité qui détruit la communion.