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nourriture — προσφάγιον — prosphagion

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Nourriture; quelque chose à manger, provision alimentaire dans un cadre de repas.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans Jn 21,5, προσφάγιον fonctionne comme un nom concret : Jésus ne demande pas d’abord si les disciples ont « mangé », mais s’ils ont une nourriture disponible, quelque chose à apporter ou à partager. La logique du mot est donc liée à l’objet du repas, non à l’action de manger. Dans la scène, cette nuance est importante : les disciples ont travaillé toute la nuit, mais ils n’ont rien; leur réponse négative crée le point de départ du signe qui suit. Le mot prépare ainsi la progression narrative : absence de provision → parole de Jésus → filet jeté → abondance de poissons → repas sur le rivage. Le grec garde la question dans le quotidien, presque ordinaire, ce qui rend la manifestation du Ressuscité très concrète. Jésus rejoint les disciples dans leur travail réel, au moment où leur effort n’a produit aucune nourriture. Le terme ne doit donc pas être isolé comme une idée abstraite; il sert la structure du récit. Il met en place le manque visible, puis la parole de Jésus révèle que la vraie fécondité vient de lui. La formulation distingue aussi προσφάγιον de φάγω : l’un désigne la provision, l’autre l’action de manger.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la nourriture n’est pas seulement une donnée matérielle : elle rappelle que la vie humaine dépend d’un don reçu. L’arrière-plan de l’Ancien Testament associe souvent le pain, la manne, le poisson ou le repas à la provision de Dieu, mais Jn 21 ne demande pas de quitter le récit concret. Le mot προσφάγιον place les disciples devant une réalité simple : après une nuit de travail, ils n’ont rien à présenter. Ce manque devient l’espace où la parole du Seigneur ressuscité va se manifester. Le repère biblique utile n’est donc pas une symbolique compliquée, mais la logique de la dépendance : Dieu nourrit, soutient et rend fécond ce qui reste stérile sans sa parole. Comme dans plusieurs récits de provision, le besoin est réel et visible avant que la réponse soit donnée. La scène du rivage ajoute aussi la dimension du repas : la nourriture reçue ouvre à la reconnaissance et à la communion avec le Seigneur. Dans cette pensée biblique, la provision n’est pas séparée de la présence de Dieu. Ici, le Ressuscité n’apparaît pas seulement comme celui qui donne une explication; il dirige la pêche et prépare le repas. Le mot « nourriture » devient donc un repère narratif sobre : le manque des disciples met en lumière la présence active de Jésus.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne pourrait entendre προσφάγιον comme un simple détail pratique, presque anecdotique : Jésus demanderait seulement s’ils ont de quoi manger. Le texte va effectivement dans un registre très concret, mais ce détail a une fonction narrative précise. Il met en évidence le manque des disciples après leur effort, puis prépare la parole de Jésus qui transforme la situation. Le contresens serait de faire du mot une doctrine complète sur le repas, ou au contraire de le réduire à un détail sans rôle dans le passage. La clarification utile est de garder les deux niveaux ensemble : le mot désigne bien une nourriture réelle, probablement du poisson, et cette nourriture sert à montrer comment le Ressuscité rejoint les siens dans leur quotidien. Il ne faut pas confondre προσφάγιον avec φάγω : le premier parle de la provision disponible, le second de l’action de manger. Cette distinction aide à lire Jn 21,5 avec précision : la question porte sur ce que les disciples ont obtenu, non sur leur appétit. Le récit montre ensuite que leur absence de provision n’est pas la fin de l’histoire. La parole de Jésus conduit à une abondance visible, puis au repas sur le rivage. Pour une lecture occidentale, le mot aide donc à éviter deux excès : spiritualiser trop vite ou banaliser complètement. Il garde le texte dans le concret, tout en servant la révélation du Seigneur ressuscité.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Jn 21,5, προσφάγιον désigne ce que les disciples pourraient avoir à manger, probablement du poisson dans le contexte de la pêche au bord du lac.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Jn 21,5, Jésus demande aux disciples s’ils ont quelque chose à manger; leur réponse négative prépare l’ordre de jeter le filet et la prise abondante qui révèle la présence du Ressuscité.

Pièges lexicaux

Ne pas confondre avec le verbe phagō : ici il ne s’agit pas de l’action de manger, mais de ce que les disciples ont ou n’ont pas comme nourriture. Ne pas bâtir une symbolique excessive sur le mot seul; le sens est contraint par la scène de pêche et le repas au rivage.

Usage biblique (mini)

Usage très rare dans le NT, centré ici sur Jn 21,5. Le terme fonctionne dans un récit concret de pêche et de repas, au service de la manifestation du Ressuscité.

Antonymes / contrastes (FR)

rien; manque; absence de prise; faim

Synonymes / proches (FR)

nourriture; aliment; provision; quelque chose à manger

À ne pas confondre avec…

phagō (φάγω, manger) : verbe décrivant l’action de manger; prosphagion désigne l’aliment ou la provision disponible.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

nourriture

Versets clés (liste)

Jn 21,5

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4371

Lemme / racine (optionnel)

prosphagion; lié au domaine de la nourriture / ce qui se mange avec le repas

Prononciation — (aide remplissage)

pros-fa-gui-on

Translit. — NOYAU

prosphagion

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
NarratifGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : nourriture au sens large, « quelque chose à manger ». Option B : poisson/provision issue de la pêche, car le co-texte parle de barque, filet et poissons. L’indice principal est la réponse négative des disciples après une nuit sans prise, puis l’ordre de jeter le filet et la prise abondante. Le sens retenu reste concret : une provision alimentaire, probablement du poisson, sans imposer une symbolique eucharistique au mot lui-même.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 21,1–14 — Jn 21,5 : προσφάγιον désigne la nourriture disponible, probablement du poisson, dans le contexte d’une pêche infructueuse. Option A : « quelque chose à manger » au sens général; Option B : « poisson/provision de pêche »; l’indice de co-texte (barque, filet, poissons, repas sur le rivage) fait préférer l’option B comme précision contextuelle, sans perdre le sens général de nourriture.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre concret du repas et de la subsistance : le mot désigne une nourriture disponible, dans une scène de pêche réelle. Dans Jn 21, il appartient au monde du travail ordinaire des disciples, puis au repas préparé sur le rivage. Le terme sert donc le contraste narratif entre l’absence de prise et la provision donnée sous la parole de Jésus.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune