🔎

ouïe — ἀκοή — akoē

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Ce qui est entendu : ouïe, écoute ou message proclamé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le nom ἀκοή vient du domaine de l’audition. Il peut désigner l’ouïe, l’acte d’entendre, ce qui est entendu, ou encore le message reçu par l’écoute. Sa pensée grecque est donc plus large que le simple organe auditif. Le mot relie capacité, réception et contenu. Entendre n’est pas seulement percevoir un son ; c’est recevoir une parole, une nouvelle, un témoignage ou un enseignement. ἀκοή invite à distinguer le bruit entendu du message compris. Pour enrichir la compréhension, il faut garder cette double dimension : l’écoute comme faculté et l’écoute comme contenu transmis. Le terme peut désigner la rumeur, la proclamation, le rapport ou la foi qui vient de ce qui est entendu. Il place la personne en posture de réception : quelque chose vient à elle par la parole. Le mot souligne donc l’importance du canal oral dans la transmission. Il rappelle aussi que l’écoute engage un discernement. Tout ce qui est entendu n’est pas reçu de la même manière. ἀκοή nomme cet espace où la parole rencontre l’oreille, puis la compréhension et la réponse.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La pensée biblique donne une place centrale à l’écoute. « Écoute, Israël » n’est pas seulement une invitation à percevoir des sons ; c’est un appel à recevoir, garder et pratiquer la parole de Dieu. ἀκοή peut être éclairé par cette profondeur hébraïque du verbe entendre. Dans la Bible, écouter signifie souvent obéir, accueillir, se laisser orienter. L’oreille n’est pas séparée du cœur. Pour un lecteur occidental moderne, qui associe parfois l’écoute à une simple attention polie, ce mot rappelle que l’écoute biblique est une relation. Celui qui entend devient responsable de ce qu’il reçoit. La parole transmise peut ouvrir la foi, corriger le chemin, consoler, avertir. Mais elle peut aussi être refusée ou rester extérieure. ἀκοή invite donc à considérer la qualité de l’écoute. Entendre beaucoup ne signifie pas recevoir vraiment. L’arrière-plan biblique insiste sur l’oreille ouverte, le cœur attentif, la mémoire fidèle. Ce mot devient un rappel essentiel : la vie devant Dieu commence souvent non par ce que l’on produit, mais par ce que l’on consent à entendre.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une culture saturée de messages, ἀκοή est un mot très actuel. Nous entendons constamment : informations, notifications, discours, opinions, enseignements. Mais entendre n’est pas toujours écouter, et écouter n’est pas toujours recevoir. Le mot grec permet de distinguer plusieurs niveaux : la perception sonore, le contenu entendu, et la réponse intérieure à ce contenu. Pour enrichir la compréhension, il faut voir que ἀκοή place l’humain dans une posture de réceptivité. Nous aimons penser que nous construisons nos convictions par autonomie pure, mais beaucoup de notre vie vient de ce que nous entendons et de la manière dont nous l’accueillons. Le mot invite donc à discerner les voix. Qu’est-ce qui entre par l’oreille ? Qu’est-ce qui façonne la pensée ? Qu’est-ce qui devient confiance, peur, foi ou résistance ? Dans le monde moderne, l’écoute peut être passive et fragmentée. ἀκοή rappelle une écoute plus profonde : recevoir une parole avec attention, en mesurer la source et le fruit. Le mot rend visible la puissance formatrice de ce que nous entendons.

Courte description — (aide remplissage)

Le mot peut désigner l’ouïe, l’acte d’entendre ou le message entendu. En contexte biblique, il peut prendre le sens de prédication reçue par l’écoute.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans la péricope reliée, le mot doit être compris à partir de la relation entre écoute et foi. Le sens réel est probablement celui du message entendu, de la prédication reçue, plutôt qu’une simple capacité auditive.

Pièges lexicaux

Éviter une traduction mécanique. Dans certains passages, le sens théologique dépend précisément de la nuance entre entendre et recevoir le message.

Usage biblique (mini)

Le terme est important dans les passages où la foi naît de l’écoute. Il montre que la révélation biblique est reçue comme parole proclamée et entendue.

Antonymes / contrastes (FR)

surdité ; refus d’entendre ; silence ; incrédulité

Synonymes / proches (FR)

ouïe ; écoute ; audition ; message entendu ; prédication

À ne pas confondre avec…

Ne pas choisir automatiquement « ouïe » ou « prédication ». Le co-texte détermine si le mot vise la faculté d’entendre ou le message entendu.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

prédication

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1890

Lemme / racine (optionnel)

ἀκούω / ἀκοή : entendre, écoute, audition, message entendu.

Prononciation — (aide remplissage)

a-ko-è

Translit. — NOYAU

akoē

Vérifiable
Champs sémantiques
FoiRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le co-texte doit préciser si ἀκοή désigne la faculté d’entendre, l’acte d’écoute ou le message entendu. Option A : ouïe physique ; Option B : proclamation reçue par l’écoute. L’indice décisif est le lien avec la foi, la parole annoncée ou la réponse de celui qui entend. Ne pas choisir automatiquement “audition” au sens anatomique : le contexte peut viser le message transmis et accueilli.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Peut désigner l’ouïe, ce qui est entendu, ou le message proclamé. En contexte, la nuance porte sur la réception de la prédication qui suscite réponse, foi ou discernement.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine de l’écoute, de la proclamation et de la réception de la parole. Le mot active l’univers de l’oreille, du message et de la réponse de foi.