🇬🇷

se réjouir avec — συγχαίρω — synchairō

Sens (principal)

Se réjouir avec; partager la joie d’un autre.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

συγχαίρω signifie « se réjouir avec », « partager la joie ». Le verbe unit σύν, « avec », et χαίρω, « se réjouir ». Sa logique est communautaire : la joie n’est pas gardée comme possession individuelle, elle circule entre ceux qui sont liés. Dans 1 Corinthiens 12, Paul l’emploie en parallèle avec συμπάσχω : si un membre souffre, tous souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous se réjouissent avec lui. Le mot décrit donc une solidarité complète, dans la peine comme dans l’honneur. συγχαίρω corrige la jalousie : l’honneur donné à un autre membre ne diminue pas les autres, il réjouit tout le corps. Le verbe suppose une appartenance réelle. Dans un organisme, le bien d’une partie bénéficie à l’ensemble. Paul utilise cette logique pour décrire l’Église : les membres ne sont pas concurrents, mais interdépendants. Se réjouir avec l’autre, c’est reconnaître que sa grâce, son honneur ou sa restauration appartient aussi à la santé du corps. Ainsi, συγχαίρω exprime une joie partagée, humble et fraternelle, qui transforme l’honneur d’un membre en action de grâce commune.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique présente la joie comme une réalité souvent communautaire. Israël se réjouit devant l’Éternel lors des fêtes, des délivrances, des récoltes et des restaurations. La joie n’est pas seulement une émotion privée ; elle devient une réponse partagée à la bonté de Dieu. Les psaumes invitent le peuple à se réjouir ensemble, à louer ensemble, à reconnaître ensemble les œuvres du Seigneur. Cette sensibilité éclaire συγχαίρω. Se réjouir avec quelqu’un, c’est reconnaître que le bien reçu par l’autre vient aussi de Dieu et appelle une joie commune. Dans l’Ancien Testament, la bénédiction d’un membre du peuple n’a pas vocation à produire l’envie, mais la louange. La jalousie détruit la communion ; la joie partagée l’édifie. Dans 1 Corinthiens 12, Paul reprend cette logique pour le corps de Christ : l’honneur d’un membre devient la joie de tous. Pour un lecteur moderne, le mot de vie est simple : apprendre à célébrer la grâce chez l’autre. Dieu forme un peuple où la joie n’est pas un bien rare à protéger, mais un don à partager dans la reconnaissance.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans une culture de comparaison, la joie d’un autre peut facilement devenir une menace. La réussite, l’honneur ou la reconnaissance d’un autre membre peuvent réveiller jalousie, rivalité ou sentiment d’infériorité. συγχαίρω corrige cette réaction. Dans 1 Corinthiens 12, Paul montre que l’Église n’est pas une scène où les membres se disputent l’importance. Elle est un corps. Si un membre est honoré, tous se réjouissent avec lui. Le contresens moderne serait de comprendre cette joie comme une politesse extérieure : « je suis content pour toi ». Le verbe biblique invite plus profondément à entrer dans la joie de l’autre parce que nous appartenons au même corps. L’honneur donné à l’autre n’enlève rien à ma place ; il manifeste la vie du corps entier. Une autre erreur serait de célébrer seulement les dons visibles. Paul vient de souligner que les membres apparemment faibles sont nécessaires. συγχαίρω appelle donc une joie humble, qui reconnaît la grâce de Dieu dans chaque membre. Pour aujourd’hui, ce mot aide à former une communauté moins compétitive : savoir souffrir avec les blessés, mais aussi savoir se réjouir sincèrement avec les honorés.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : se réjouir avec quelqu’un, prendre part à sa joie. Dans 1 Co 12, exprime la solidarité positive du corps.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans 1 Co 12,26, se réjouir avec signifie entrer sincèrement dans l’honneur reçu par un autre membre du corps.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à une formule de félicitations. Le mot suppose une communion réelle qui refuse la rivalité.

Usage biblique (mini)

Dans 1 Co 12, exprime la solidarité du corps : si un membre est honoré, tous se réjouissent avec lui.

Antonymes / contrastes (FR)

jalousie; rivalité; envie; indifférence

Synonymes / proches (FR)

se réjouir ensemble; partager la joie; féliciter

À ne pas confondre avec…

félicitation superficielle; joie compétitive; flatterie

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

se réjouir avec

Versets clés (liste)

1 Co 12,26; Lc 15,6; Ph 2,17-18

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4796

Lemme / racine (optionnel)

σύν (avec) + χαίρω (se réjouir)

Prononciation — (aide remplissage)

sun-KHAI-rô

Translit. — NOYAU

synchairō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans 1 Co 12, ne pas réduire συγχαίρω à une politesse. Le co-texte du corps indique une joie réellement partagée : l’honneur d’un membre devient la joie de tous.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

1 Co 12,26 : se réjouir avec le membre honoré. Le verbe répond à συμπάσχω et complète la solidarité du corps dans la peine et la joie.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre communautaire et relationnel : la joie d’un membre devient la joie de tous. Le mot décrit une communion concrète qui refuse jalousie, rivalité et isolement.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune