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Méthode d’étude biblique — Texte

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Le texte biblique est le point de départ : avant d’expliquer, d’appliquer ou de consulter une ressource, on lit attentivement ce qui est écrit.

Pourquoi parler des langues bibliques ?

La Bible nous est parvenue à travers des langues précises :

  • hébreu : principalement pour l’Ancien Testament ;
  • araméen : pour quelques passages ;
  • grec : pour le Nouveau Testament.

Ces langues ne sont pas un détail technique. Elles font partie de l’histoire par laquelle Dieu a fait transmettre sa Parole dans des contextes réels, à des peuples réels, à des époques réelles.

Ancien Testament : hébreu et araméen

L’Ancien Testament est principalement en hébreu parce qu’il est lié à l’histoire d’Israël, à son alliance, à sa manière de raconter la création, la promesse, la loi, les prophètes, la sagesse et l’espérance.

Quelques passages sont en araméen, langue utilisée dans certains contextes historiques du Proche-Orient ancien.

Nouveau Testament : grec, mais pensée biblique hébraïque

Le Nouveau Testament est écrit en grec parce que le grec était largement répandu dans le monde méditerranéen au premier siècle. C’était une langue de communication commune, comprise bien au-delà du peuple juif. Cela a permis au témoignage concernant Jésus-Christ, le Messie d’Israël, d’être annoncé largement aux nations.

Mais cela ne veut pas dire que le Nouveau Testament serait détaché de la pensée biblique hébraïque. Même écrit en grec, il porte profondément l’héritage de l’Ancien Testament : les auteurs pensent avec les Écritures d’Israël, citent les prophètes, reprennent les promesses, les alliances, les catégories bibliques, la vision de Dieu, de l’être humain, du péché, du salut, du Messie, du royaume et de l’espérance.

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Le grec du Nouveau Testament exprime donc souvent une pensée façonnée par le monde biblique hébraïque.

Lire une traduction avec attention

En lisant une Bible française, on lit une traduction. La traduction est précieuse et nécessaire, mais elle demande humilité et attention : certains mots, images ou tournures peuvent avoir une profondeur qui vient de l’hébreu, de l’araméen ou du grec.

Toute traduction a aussi des limites humaines et techniques. Il n’est pas toujours possible de rendre parfaitement dans une autre langue toute la nuance, la force, l’image, le rythme ou l’intention portée par un terme hébreu, araméen ou grec. Certaines expressions bibliques ne passent pas directement d’une langue à l’autre.

Le traducteur doit donc parfois faire un choix. Ce choix peut être volontaire, nécessaire et sérieux, mais il peut aussi avoir une part d’interprétation : selon le mot français retenu, le lecteur peut recevoir une nuance particulière du terme original. Cela ne rend pas la traduction inutile, mais cela invite à lire avec discernement, surtout lorsqu’un mot semble important pour comprendre le passage.

⚠️

Une traduction aide à accéder au texte biblique, mais elle ne remplace pas entièrement l’étude du texte dans sa langue originale quand un mot, une expression ou une nuance demande à être approfondi.

Questions utiles

  • Quel passage est lu exactement ?
  • Où commence-t-il et où se termine-t-il ?
  • Que dit le texte, dans ses propres mots ?
  • Quels mots de la traduction semblent importants, répétés ou difficiles ?
  • Est-ce qu’un mot pourrait demander un éclairage depuis l’hébreu, l’araméen ou le grec ?
  • Le mot français choisi par la traduction pourrait-il orienter la compréhension du passage ?
  • Y a-t-il une nuance de la langue originale que la traduction ne peut pas rendre entièrement ?
  • Pourquoi ce passage est-il transmis dans cette langue biblique ?
  • Est-ce que le grec du Nouveau Testament exprime ici une pensée enracinée dans l’Ancien Testament ?

Repère pratique : lire le passage plusieurs fois, lentement, si possible dans son chapitre. Les langues bibliques peuvent aider à préciser le sens, mais elles ne remplacent jamais la lecture attentive du passage.