Dn 7–12
Dn 7–8 ouvrent la partie visionnaire : bêtes, cornes, empires, et une figure de règne donnée par Dieu. Le texte n’est pas écrit pour satisfaire une curiosité, mais pour former une espérance : les puissances humaines sont temporaires, et la justice finale appartient à Dieu. Le langage symbolique protège aussi le message : il parle vrai dans un contexte de domination, en disant que l’histoire a une fin et un tribunal. Dn 9 est construit autour d’une prière de confession : Daniel relit l’exil comme conséquence d’alliance brisée, puis reçoit une réponse prophétique qui encadre le temps. Dans la pensée hébraïque, prier n’est pas fuir l’histoire : c’est se placer devant Dieu avec mémoire, Torah et repentance (shuv), afin de recevoir une direction. Dn 10–12 décrivent une vision finale avec un messager, des conflits à venir et une conclusion d’espérance : délivrance, résurrection et “scellage” des paroles. Le texte insiste sur une fidélité persévérante : être sage, tenir ferme, traverser la détresse sans perdre l’alliance. L’espérance n’est pas une simplification : elle affirme que Dieu garde le dernier mot, même quand l’exil semble long.